Le FBI traverse une nouvelle secousse interne après des décisions ciblées dans des dossiers sensibles. Des agents impliqués dans une enquête visant Donald Trump ont été écartés, sur fond de tensions persistantes à Washington.
Dans les couloirs du Bureau fédéral d’investigation, la nouvelle s’est répandue en quelques heures. Au moins six agents impliqués dans une enquête sensible menée en 2022 ont été licenciés, selon plusieurs médias américains.
Ces agents travaillaient sur un dossier explosif : la conservation de documents classifiés par Donald Trump dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride. L’Association des agents du FBI a confirmé les renvois, sans en préciser l’ampleur exacte. Dans un communiqué, elle alerte sur les conséquences internes, évoquant une atteinte aux garanties procédurales et une perte de compétences stratégiques.
« Ces mesures affaiblissent le Bureau […] et exposent la nation à un risque accru », a dénoncé l’organisation.
Des départs qui, selon elle, pourraient désorganiser des équipes déjà mobilisées sur des dossiers sensibles.
Documents sensibles et enquête à haut risque
Au cœur de l’affaire, des archives issues du Pentagone et de la CIA. Selon les procureurs, ces documents incluaient des informations classifiées sur le nucléaire et la défense, un niveau de sensibilité rarement atteint dans ce type de dossier. L’enquête avait pris une tournure spectaculaire avec une perquisition du FBI à Mar-a-Lago en 2022. Elle visait à récupérer des documents que les autorités estimaient détenus illégalement après la fin du mandat présidentiel.
Des accusations d’obstruction à la justice et de gestion irrégulière d’informations confidentielles avaient alors été formulées. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, plusieurs procédures fédérales ont été suspendues, conformément à la pratique américaine qui limite les poursuites contre un président en exercice.
Un climat politique sous tension
Avant ce retour au pouvoir, Donald Trump avait affronté plusieurs fronts judiciaires. Une procédure fédérale portait sur ses tentatives de contestation des résultats de l’élection de 2020. D’autres investigations visaient ses pratiques financières, notamment à New York, tandis qu’un procès pénal lié à des paiements dissimulés pendant la campagne de 2016 avait abouti à une condamnation.
