FInAB 2026 : Cotonou relie l’Afrique à sa diaspora par les arts

Family Beach capte les regards. Depuis quelques jours, créateurs africains et afro-descendants partagent scènes, savoir-faire et expériences dans un même espace, entre expositions, concerts et circuits touristiques.

Dès les premières heures, les flux de visiteurs convergent vers le site du Festival international des arts du Bénin. Sur les allées, langues et accents se mêlent, signalant la dimension transcontinentale revendiquée par les organisateurs.

Pensé comme un point de jonction entre le continent et ses diasporas, l’événement aligne mode, danse, arts visuels, cinéma, littérature et musique sur un périmètre unique. Les festivaliers circulent d’un univers à l’autre sans rupture, découvrant dans la même séquence performances artistiques, gastronomie béninoise et créations venues d’ailleurs.

Diaspora, immersion et circulation des cultures

La présence marquée d’Afro-descendants imprime un rythme particulier à cette quatrième édition. Ateliers, rencontres professionnelles et visites touristiques structurent leur séjour, avec des parcours annoncés vers plusieurs sites historiques du pays.

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Au-delà de la scène, l’expérience s’étend aux tables installées sur le village du festival. Mets béninois et spécialités africaines composent un autre espace de découverte pour des publics venus d’Europe, des Amériques et du reste du continent.

Né de la volonté d’installer au Bénin un rendez-vous fédérateur capable de dialoguer avec les grands festivals de la sous-région, le FInAB rassemble aujourd’hui des délégations artistiques du Togo, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Mozambique, du Brésil, de la France, des États-Unis ou encore du Canada. Nigeria Day, Maroc Day, Liban Day et Togo Day découpent la programmation en séquences dédiées aux coopérations culturelles.

« À chaque tour de table, les autres pays parlaient fièrement de leurs festivals. Quand venait le tour du Bénin, nous étions souvent réduits à évoquer le Fitheb (…) Neuf mois après, le FInAB est né », a rappelé le promoteur Ulrich Adjovi devant les médias.

Un écosystème artistique et économique

Lancé le 20 février pour s’achever le 1ᵉʳ mars, le festival mobilise artistes, techniciens, restaurateurs et opérateurs touristiques autour d’un dispositif continu. Expositions, projections, défilés et conférences s’enchaînent, dessinant un marché culturel à ciel ouvert.

Placée sous le thème « Les industries culturelles et créatives : levier de diversité culturelle, de coopération et de paix », l’édition 2026 élargit le périmètre des échanges entre disciplines et territoires. Les organisateurs y voient un outil de circulation des œuvres et des compétences, tandis que les délégations étrangères multiplient les prises de contact professionnelles. Les activités se poursuivent quotidiennement à Family Beach, avec une programmation maintenue jusqu’au 1ᵉʳ mars.

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