Une policière a trouvé la mort à Lviv lors de frappes russes d’envergure, selon plusieurs sources. Dimanche matin, Kiev et plusieurs régions ukrainiennes ont été touchées par des missiles balistiques et des drones, faisant des victimes parmi la population civile.
Des attaques nocturnes ciblant les villes
Dans la nuit de samedi à dimanche, les villes ukrainiennes ont été touchées par une série de frappes consécutives. À Lviv, proche de la frontière polonaise, des explosions ont secoué le centre-ville, endommageant des commerces et causant la mort d’une policière, tandis que quinze autres personnes ont été blessées, avant même le déclenchement des alertes aériennes.
Le maire de Lviv, Andriï Sadovy, n’a pas hésité à qualifier ces attaques : « Il s’agit clairement d’un acte terroriste », a-t-il affirmé dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, sans désigner de responsables. Cinq localités de la région entourant la capitale ont également été visées par des tirs russes.
À Kiev, dimanche matin vers 04h00 locales, plusieurs explosions ont retenti, signalant une attaque aux missiles balistiques. Deux heures plus tard, de nouvelles explosions ont frappé la ville. Mykola Kalachnyk, chef de l’administration militaire de la région de Kiev, a confirmé l’intensité de l’offensive : « L’ennemi a mené une nouvelle attaque massive aux missiles et aux drones sur des habitations civiles et des infrastructures critiques de la région », a-t-il publié sur Telegram.
Les bombardements s’intensifient
La série d’attaques de ce week-end marque une nouvelle étape dans l’escalade des hostilités. Le président Zelensky a récemment rapporté que la Russie a lancé environ 1 300 drones, 1 200 bombes aériennes guidées et des dizaines de missiles balistiques sur l’Ukraine en une seule semaine. Les infrastructures énergétiques restent la cible prioritaire : la capacité de production disponible est tombée d’environ 33,7 GW au début de la guerre à environ 14 GW en janvier 2026, provoquant des coupures d’électricité de plusieurs jours dans certaines régions.
Les récents pourparlers de paix entre l’Ukraine et la Russie, sous l’égide des États‑Unis à Genève, se sont achevés sans accord significatif, les négociateurs ukrainiens qualifiant les discussions de difficiles et accusant Moscou de tenter de faire traîner les négociations. Les principales questions en suspens concernent le statut des territoires occupés et les conditions d’un cessez‑le‑feu, sur lesquelles les positions restent profondément divergentes. Malgré cet échec, Kiev espère poursuivre les contacts et organiser une nouvelle série de discussions dans les semaines à venir pour tenter de progresser vers une solution diplomatique.
Sur le terrain, les affrontements se poursuivent sans relâche. Notamment dans la région de Zaporizhia, où les forces russes lancent des centaines de drones chaque jour aux côtés de frappes d’artillerie massives. Le président Zelensky a déclaré que des avancées avaient été réalisées, mais les positions des belligérants divergent profondément sur le contrôle territorial et les conditions d’un cessez-le-feu.



