Depuis plusieurs années, Benjamin Netanyahou est au cœur d’une tourmente judiciaire mêlant des accusations de corruption, de fraude et d’abus de confiance. Pour le Premier ministre, l’obtention d’une grâce présidentielle est devenue une priorité absolue afin d’échapper à une potentielle condamnation qui mettrait un terme définitif à sa carrière politique. Ce dossier, qu’il présente comme une étape nécessaire à la réconciliation d’une société israélienne profondément polarisée, a franchi une nouvelle étape avec l’implication directe de l’administration américaine.
Une ingérence américaine dans le système judiciaire de l’État hébreu
L’équilibre institutionnel israélien vacille sous l’effet d’une pression extérieure inhabituelle. Le 12 février 2026, Donald Trump a publiquement fustigé le président Isaac Herzog, l’accusant de ne pas agir avec la célérité requise concernant la clémence sollicitée par le chef du gouvernement. En qualifiant l’attitude du chef de l’État de honteuse, le président américain a provoqué une onde de choc à Jérusalem. Cette sortie verbale, perçue comme une tentative d’influence sur une procédure légale en cours au ministère de la Justice, a forcé Isaac Herzog à réaffirmer fermement que les décisions de sa présidence ne dépendent d’aucune injonction étrangère.
La suspicion d’une manœuvre politique de Benjamin Netanyahou
Au-delà des mots de Donald Trump, c’est l’ombre d’une coordination interne qui fragilise les relations au sommet de l’État. L’entourage d’Isaac Herzog s’interroge désormais ouvertement sur le rôle qu’aurait pu jouer le Premier ministre dans ce déchaînement médiatique. Des clarifications ont été demandées pour déterminer si Benjamin Netanyahou a, d’une manière ou d’une autre, encouragé ces critiques lors de ses récents échanges avec Washington. Bien que les services du Premier ministre aient nié toute implication, le climat de méfiance persiste. Cette situation place le président dans une position délicate, devant arbitrer un dossier juridique sensible tout en protégeant l’indépendance de sa fonction face à des attaques qui semblent avoir été alimentées par les coulisses du pouvoir exécutif.



