Depuis les premières années des indépendances, plusieurs responsables politiques d’Afrique du Nord ont défendu la perspective d’un espace régional plus intégré, reposant notamment sur des liaisons de transport continues entre les pays voisins. La création de l’Union du Maghreb arabe en 1989 devait faciliter la circulation des personnes et des marchandises grâce à des infrastructures communes. Parmi les projets évoqués figurait déjà un réseau ferroviaire reliant les principales villes du Maghreb. Resté longtemps sans suite concrète, ce dossier revient aujourd’hui dans l’actualité.
Tunis confirme la reprise des études pour une liaison ferroviaire entre l’Algérie et la Libye
En réponse à une question d’un parlementaire, le ministre tunisien des Transports, Rachid Amri, a indiqué que les études portant sur un corridor ferroviaire reliant l’Algérie à la Libye via la Tunisie étaient relancées. L’information a notamment été rapportée par RT en français.
Le projet envisagé concerne une ligne destinée au transport de voyageurs mais aussi de marchandises. Le principe serait de connecter le réseau algérien à celui de la Tunisie, puis d’étendre la liaison jusqu’à la frontière libyenne avant une continuité vers Tripoli.
À ce stade, aucune phase de construction n’a été annoncée. Les autorités tunisiennes évoquent uniquement des travaux préparatoires portant sur la faisabilité technique et l’organisation du tracé. Aucun calendrier officiel ni financement détaillé n’a été communiqué.
Un projet ancien pour relier les réseaux ferroviaires du Maghreb remis à l’étude
L’initiative vise à combler une discontinuité entre trois systèmes ferroviaires distincts. L’Algérie possède un réseau étendu et modernisé ces dernières années. La Tunisie dispose de lignes nationales fonctionnelles mais peu connectées aux frontières. En Libye, le trafic ferroviaire reste quasiment absent depuis l’arrêt des projets engagés avant 2011.
L’objectif annoncé consiste à permettre des déplacements directs entre les pays voisins et à faciliter le transport terrestre de produits commerciaux et agricoles. Une liaison continue offrirait également une alternative routière pour les voyageurs circulant dans la région.
Le corridor évoqué correspond à une partie d’un projet plus ancien de train transmaghrébin destiné à relier les grandes villes d’Afrique du Nord d’ouest en est. Plusieurs sections ont été discutées à différentes périodes sans aboutir à une continuité complète.
La reprise des études par la Tunisie ne préjuge pas d’une réalisation à court terme. La mise en œuvre dépendrait d’accords techniques entre les États concernés ainsi que de solutions de financement encore à définir.



