Niger : une frappe de drones fait 17 morts civils selon HRW

Le 6 janvier 2026, une frappe de drone a frappé un marché très fréquenté dans l’ouest du Niger, causant la mort d’au moins 17 civils, parmi lesquels quatre enfants. L’attaque, attribuée à l’armée nigérienne par l’ONG Human Rights Watch, relance les interrogations sur l’usage des drones militaires et la protection des populations civiles dans les zones touchées par les opérations de sécurité.

Une attaque de drone sur un marché civil au Niger

D’après les informations recueillies par Human Rights Watch, la frappe a visé un marché bondé, lieu de rassemblement quotidien pour des habitants venus vendre ou acheter des denrées de base. Les victimes recensées sont exclusivement civiles, selon l’ONG, qui évoque également plusieurs blessés. L’attaque aurait été menée à l’aide d’un drone militaire, un moyen de plus en plus utilisé par les forces armées nigériennes dans leurs opérations.

Human Rights Watch indique que des éléments matériels et des témoignages concordants laissent penser que le drone appartenait aux forces armées du pays. L’organisation souligne que le marché ne présentait pas, au moment de la frappe, de caractère militaire évident permettant de justifier une telle intervention. Trois combattants armés auraient également été tués, selon certaines sources locales, mais ce point ne modifie pas, pour l’ONG, la gravité des pertes civiles.

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Les autorités nigériennes n’ont pas, à ce stade, communiqué publiquement de bilan détaillé ni apporté de réponse formelle aux accusations. Cette absence de réaction officielle alimente les demandes d’éclaircissements portées par les organisations de défense des droits humains.

Human Rights Watch évoque un possible crime de guerre

Dans son analyse, Human Rights Watch estime que cette frappe pourrait constituer une violation grave du droit international humanitaire. L’ONG rappelle que les forces armées ont l’obligation de distinguer en permanence les civils des combattants et de prendre toutes les précautions possibles pour éviter des pertes parmi la population. Lorsque ces principes ne sont pas respectés, les faits peuvent être qualifiés de crimes de guerre, sous réserve d’enquêtes indépendantes.

L’organisation appelle à l’ouverture d’investigations crédibles et transparentes afin d’établir les responsabilités et les circonstances exactes de l’attaque. Elle demande également que les victimes et leurs familles puissent bénéficier de réparations appropriées. Sans se substituer à la justice, Human Rights Watch insiste sur la nécessité de rendre publics les résultats de toute enquête menée par les autorités nigériennes.

1 réflexion au sujet de « Niger : une frappe de drones fait 17 morts civils selon HRW »

  1. on ne les entend jamais quand les terros massacrent des innocents, laisse des qu’on massacrent les terros, ils ne sont pas contents crimes de guerre ,la com des médias impérialistes est juste absurdes aucune nuance bref on comprend bien que cest des cris post mortem RIP

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