Au Bénin, un vent nouveau semble souffler sur la gouvernance locale. À l’occasion de l’installation des exécutifs communaux de la cinquième mandature de la décentralisation, plusieurs jeunes figures ont été propulsées à la tête de mairies à travers le pays. Ce renouvellement générationnel, salué par certains comme un signal fort d’ouverture et de modernisation, place désormais la jeunesse béninoise face à ses responsabilités historiques. Depuis les dernières élections communales, l’on observe une percée notable de jeunes cadres dans les conseils communaux. Mieux, dans certaines localités, ces jeunes élus ont réussi à s’imposer comme maires ou adjoints au maire, marquant ainsi une rupture avec une tradition dominée par des figures plus expérimentées, parfois installées depuis plusieurs mandats. Ce changement intervient dans un contexte politique marqué par les réformes engagées sous le régime du président Patrice Talon, notamment en matière de gouvernance locale et de rationalisation de l’action publique. La décentralisation, amorcée depuis les années 2000, semble entrer dans une phase de consolidation où compétence, performance et redevabilité deviennent des exigences centrales.
Un pari sur l’innovation et la proximité
L’arrivée de jeunes maires est perçue comme un pari sur l’innovation. Formés pour la plupart dans les universités nationales ou à l’étranger, rompus aux outils numériques et aux méthodes modernes de management, ces nouveaux édiles sont attendus sur des résultats concrets. Amélioration des services sociaux de base, gestion transparente des ressources, mobilisation accrue des recettes locales et attractivité économique des communes figurent parmi les priorités. Dans un pays où plus de la moitié de la population a moins de 25 ans, cette promotion de la jeunesse à des postes stratégiques apparaît comme une réponse aux aspirations d’une génération souvent en quête d’opportunités et de reconnaissance. Elle envoie également un message fort : la jeunesse ne doit plus se contenter d’être une force électorale mobilisée en période de campagne, mais devenir un acteur décisionnel à part entière.
Des attentes élevées, des défis immenses
Toutefois, cette montée en puissance ne va pas sans défis. La gestion d’une commune implique une connaissance fine des textes, des procédures budgétaires et des réalités sociopolitiques locales. Les jeunes maires devront composer avec des conseils communaux parfois hétérogènes, des administrations locales habituées à d’anciennes pratiques et des populations exigeantes.
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Après avoir vidé le poste de Maire de sa substance
La pépinière des vendus ou descendants de vendus ne peut que suivre le chemin de prédiction que leur montre ne corrupteur-né