C’est un signe qui ne trompe pas. Du moins, aux yeux de nombreux observateurs. En effet, d’après un récent rapport, publié le 10 février par Välisluureamet (service de renseignement extérieur estonien) la Russie aurait fortement augmenté sa production de munitions en 2025.
Selon certaines sources, Moscou aurait fabriqué plus de 7 millions d’obus, de roquettes et autres munitions de mortier au cours de l’an dernier. Cette hausse est absolument exceptionnelle, à hauteur de 17 fois le niveau observé au début du conflit en Ukraine, suscitant ainsi la crainte d’un renforcement militaire avant une nouvelle attaque.
Moscou accélère les cadences de production
Moscou est entré en économie de guerre. Depuis 2022, l’industrie militaire a considérablement renforcé ses capacités. Selon les estimations estoniennes, les dépenses militaires auraient dépassé 10% du produit intérieur brut (PIB) sur la seule année 2025. En complément de sa production nationale, Moscou s’appuie également sur l’aide extérieur, de partenaires fiables, comme Pékin voire de la Corée du Nord.
L’objectif est, avant tout, de subvenir aux besoins de l’armée engagée sur le front en Ukraine… Mais pas que. En effet, ces éléments viendraient alimenter un stock qui, de l’aveu même d’experts européens ou occidentaux, pourrait être utilisé à termes, dans le cas d’un éventuel conflit avec l’Organisation du Traité Atlantique Nord (OTAN). C’est en tout cas la crainte principale de certains analystes, pour qui cette opposition ne saurait finalement tarder.
La Russie rencontre cependant un vrai ralentissement économique
Le rapport pointe cependant du doigt, un ralentissement économique. D’après le rapport estonien, la croissance russe aurait été divisée par quatre en l’espace d’une année. Les sanctions internationales de même que coût exorbitant du conflit pèsent forcément sur les finances de l’État. De quoi donner du corps aux espoirs européens, pour qui Moscou ne peut plier, que par une chute drastique de son économie.



