Ukraine : la Russie a les moyens de faire la guerre toute l'année 2026, confirme l'IISS

Plus d’un million de soldats russes tués, blessés ou portés disparus en quatre ans. Malgré ce bilan humain sans précédent en Europe depuis 1945, l’Institut international d’études stratégiques conclut que Moscou conserve les ressources financières et militaires pour prolonger le conflit en 2026.

Quatre ans après le 24 février 2022, la guerre entre dans sa cinquième année sans perspective de cessation immédiate. L’IISS, think tank militaire britannique de référence, publie ce mercredi une évaluation sans ambiguïté : rien n’indique que la capacité offensive russe fléchisse à court terme. «Il y a peu d’indications que la capacité de la Russie à poursuivre sa guerre contre l’Ukraine pour une cinquième année soit diminuée», déclare Bastian Giegerich, directeur général de l’institut.

Des ressources financières au prix de profondes tensions internes

Pour maintenir son offensive, le Kremlin a consacré en 2025 au moins 186 milliards de dollars à la défense — 7,3% du PIB, un niveau doublé en termes réels depuis 2021. Cette injection massive se paie : inflation persistante, déficit budgétaire en hausse, revenus pétroliers en baisse sous l’effet des sanctions. Le recrutement accuse lui aussi le coup, avec une chute de 6% des contrats signés en 2025 par rapport à 2024. Des analystes britanniques signalent que les recruteurs russes cibleraient désormais des profils en marge : alcooliques, toxicomanes. L’armée russe aurait subi plus de 1,2 million de pertes cumulées depuis le début du conflit, tout en déployant entre 30 000 et 35 000 nouvelles recrues mensuelles, compensant les pertes par le volume plutôt que par la qualité.

Publicité

Face à l’attrition russe, l’Ukraine tient grâce au soutien occidental

Ukraine paie un prix tout aussi lourd. Quelque 55 000 soldats tués au combat selon le président Volodymyr Zelensky — chiffre jugé sous-estimé. Près de 15 000 civils morts sur le territoire ukrainien selon l’ONU, le chiffre réel étant «probablement considérablement plus élevé». En février 2026, les frappes russes sur les infrastructures énergétiques imposent des coupures de douze à seize heures par jour à la majorité de la population, révélant la vulnérabilité profonde du pays face à une stratégie d’attrition durable.

Ce que l’Ukraine ne peut financer seule, l’Europe le compense. L’Union européenne reste le premier contributeur avec 201 milliards d’euros déjà versés et 178 autres promis, selon l’Institut Kiel. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, Washington a suspendu l’aide directe — 115 milliards de dollars engagés depuis 2022. L’effort de guerre ukrainien absorbe plus de 30% du PIB, soit environ 5 milliards de dollars par mois selon le chef d’état-major des forces armées, le général Hnatov.

Côté diplomatique, les cycles de pourparlers menés depuis 2025 — Istanbul, Abou Dhabi, Genève — n’ont produit aucune avancée. Le nœud reste territorial : Moscou exige la reconnaissance des régions occupées, Kiev refuse. Le prochain test de l’endurance russe passera par les arbitrages budgétaires du second semestre 2026, attendus dans un contexte de pressions économiques internes croissantes.

8 réflexions au sujet de “Ukraine : la Russie a les moyens de faire la guerre toute l'année 2026, confirme l'IISS”

  1. « Le terme « MATON » désigne les gardiens de prisonniers civils, crétin ! »

    Je ne crois pas que ce gars @@ fasse la différence entre code civil et code militaire. Il s’imagine que les prisonniers de guerre sont traités comme des détenus de droit commun ! Il n’a jamais entendu parler de la Convention de Genève de 1949 qui régit le traitement des prisonniers de guerre

    De la même manière, il se réjouit quand un civil tire sur un général russe alors que c’est un acte de terrorisme selon ces différentes juridictions.
    En gros, il croit que dès que c’est russe, on peut tirer dans le tas !
    Un cas …

    Répondre
    • T’inquiète, Macron se prépare à faire passer sa loi sur l’euthanasie pour les pathologies graves. Comme c’est un multi-pathologé, il est con-cerné au premier chef. On va le voir décaniller fissa du territoire.
      Ce sera le premier cas d’auto-OQTF

      Répondre
  2. « Plus d’un million de soldats russes tués, blessés ou portés disparus en quatre ans. »

    L’IISS n’est pas un think tank militaire britannique de référence, c’est une officine de propagande de l’OTAN au même titre que l’ISW aux USA.
    Tous ces chiffres sont de la foutaise.

    Répondre
    • Les chiffres les plus plausibles sont de 240.000 MORTS russes et 1.800.000 pertes ukros. Parmi ces pertes, presque que des morts ; les ukros laissent les blessés sur le terrain.

      Zézésky a encore trouvé le moyen de se ridiculiser en annonçant 55.000 morts ukros, soit moins que ce qu’il a perdu lors de la seule offensive (totalement ridicule) de Koursk.
      Pour info, Ursula la hyène annonçait déjà plus de 100.000 morts ukros il y a 3 ans. Et on ne peut pas la taxer d’être pro-russe 😉

      Répondre
      • C’est même un peu moins pour les Russes, selon Mediazona (officine pro-ukrainienne) les pertes russes oscillent entre 177.000 et 217.000 selon les estimations.
        Le chiffre ukro semble correct. Il est confirmé par le colonel McGregor qui a des sources assez fiables au Pentagone.

        Bref, les chiffres avancés par la propagande ukronaze sont absolument délirants.

        Répondre
        • On entend des trucs de plus en plus dingues ; les femmes de soldats ukros faits prisonniers ne veulent pas que leurs maris rentrent à la maison grâce aux échanges de prisonniers. Elles craignent qu’ils soient renvoyés immédiatement au front (1.300 morts / jour). Prisonniers en Russie, ils sont au chaud et bien traités (3 repas chauds par jour, accès aux soins et aux douches 😉 )

          Répondre
          • « Prisonniers en Russie, ils sont…bien traités (3 repas chauds par jour, accès aux soins et aux douches )

            Bientôt vous verrez qu’en Russie sous Poutine, les matons viennent les border sous la couette tous les soirs, et qu’ils ont droit à un « room service »

            🙂 🙂 🙂 Mdr ! Un pays où les officiers tuent leurs propres soldats sans être poursuivis, où les ex-copains oligarques se font défenestrer,
            Où les prisonniers russes sont empoisonnés parce qu’opposants

            \\\\.///
            (@_@)

          • « Bientôt vous verrez qu’en Russie sous Poutine, les matons viennent les border sous la couette tous les soirs »

            Le terme « MATON » désigne les gardiens de prisonniers civils, crétin !

Laisser un commentaire