Un russe qui filmait des ghanéennes et Kényanes en cachette recherché par Accra

Les autorités ghanéennes ont engagé des premiers contacts en vue d’une éventuelle demande d’extradition d’un ressortissant russe identifié comme Vyacheslav Trahov accusé d’avoir filmé à l’insu de plusieurs femmes des relations intimes, avant de diffuser les images sur internet. L’affaire, qui suscite une vive émotion au Ghana et au Kenya, met en cause un blogueur d’une trentaine d’années décrit comme un séducteur revendiqué. Les faits présumés se seraient déroulés lors de séjours dans plusieurs pays africains, notamment à Accra. Au-delà du scandale, cette affaire soulève la question de la protection des données personnelles et de la lutte contre la diffusion de contenus intimes sans consentement.

Les autorités ghanéennes ont annoncé leur intention de solliciter une coopération internationale afin de retrouver et faire comparaître un ressortissant russe soupçonné d’avoir diffusé en ligne des contenus à caractère intime enregistrés à l’insu de plusieurs femmes. Présenté dans certains médias comme un blogueur actif sur les réseaux sociaux, l’homme aurait séjourné au Ghana où il aurait établi des contacts avec des femmes avant de capter des images sans leur accord explicite.

Les vidéos, largement relayées sur certaines plateformes numériques, ont suscité une vague d’indignation. Des internautes ont dénoncé une atteinte grave à la vie privée, tandis que plusieurs femmes se sont manifestées après avoir reconnu des images diffusées sans leur consentement. Les autorités n’ont pas confirmé le nombre exact de victimes, mais les éléments recueillis suggèrent que plusieurs cas pourraient être concernés.

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Selon des informations relayées par divers médias, l’individu aurait utilisé des dispositifs discrets pour enregistrer les scènes. L’hypothèse de lunettes équipées de caméras a notamment été évoquée, sans être officiellement validée à ce stade. Les autorités ghanéennes ont indiqué que les investigations se poursuivent afin de déterminer avec précision les méthodes employées.

Ghana, cybercriminalité et diffusion de contenus intimes : une affaire sensible

Face à la gravité des faits présumés, les autorités d’Accra ont engagé des démarches diplomatiques, notamment auprès de la représentation russe, en vue d’obtenir l’extradition du suspect. Cette procédure pourrait également impliquer des mécanismes de coopération internationale, notamment via les réseaux de police transnationaux.

Au Ghana, la législation encadrant les infractions liées au numérique prévoit des sanctions particulièrement sévères. La loi sur la cybersécurité adoptée en 2020 réprime la diffusion de contenus explicites sans consentement, qu’il s’agisse d’adultes ou de mineurs. Les peines encourues peuvent atteindre 25 ans d’emprisonnement, traduisant la volonté des autorités de lutter contre ce type de pratiques.

L’affaire intervient dans un contexte où la protection des données personnelles et de l’intimité numérique constitue un enjeu croissant. Avec la généralisation des smartphones et des plateformes de partage, les risques de captation et de diffusion non autorisée d’images se sont accrus, poussant plusieurs pays à renforcer leur arsenal juridique.

Kenya, réseaux sociaux et soupçons d’un réseau d’activités transnationales

Au-delà du Ghana, des informations concordantes laissent entendre que des faits similaires pourraient avoir été enregistrés dans d’autres pays, notamment au Kenya. Des contenus diffusés en ligne montreraient le même individu en compagnie de femmes dans différents contextes, ce qui alimente les soupçons d’activités répétées sur plusieurs territoires.

Ces éléments n’ont toutefois pas encore fait l’objet de confirmations officielles par les autorités concernées. Les investigations pourraient s’étendre à plusieurs juridictions si des preuves venaient à être établies. Une telle dimension transnationale compliquerait les procédures judiciaires, en raison des différences de législation et de compétence territoriale.

Sur les réseaux sociaux, la polémique a rapidement pris de l’ampleur, notamment en Afrique de l’Est. Au Kenya comme au Ghana, de nombreux internautes ont dénoncé des actes jugés inacceptables, appelant à des sanctions exemplaires. Cette mobilisation en ligne a contribué à attirer l’attention des autorités et à accélérer les démarches engagées.

1 réflexion au sujet de « Un russe qui filmait des ghanéennes et Kényanes en cachette recherché par Accra »

  1.  »Un russe qui filmait des ghanéennes et Kényanes en cachette recherché par Accra… »
    J’ai reconnu le petit fils de BLOB aka SID aka agent de putin.
    Tel pépé, tel petit fils…

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