Afrique : jackpot pour Dangote avec les conséquences de la guerre en Iran

La raffinerie de Dangote voit affluer les gouvernements africains en quête de carburant, transformant la crise pétrolière mondiale en manne commerciale pour le géant nigérian. Elle enregistre une hausse soudaine de demandes d’approvisionnement provenant de plusieurs gouvernements africains, qui cherchent à sécuriser leur accès au carburant face aux perturbations causées par le conflit en Iran rapporte Bloomberg vendredi 20 mars 2026.

Selon l’agence, l’Afrique du Sud engage des discussions avec plusieurs partenaires pour s’approvisionner en pétrole brut et en produits raffinés. Elle précise que le gouvernement sud-africain négocie un contrat d’un an, et que le Ghana et le Kenya ont également contacté la raffinerie nigériane.

La crise du détroit d’Ormuz dérègle l’approvisionnement continental

La demande africaine survient après le choc pétrolier provoqué par la guerre en Iran. Depuis le début du conflit fin février, l’Iran a sévèrement perturbé le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, passage crucial pour environ 20 % des approvisionnements pétroliers mondiaux. Cette paralysie a déclenché une hausse spectaculaire des prix : le baril Brent a dépassé 106 dollars, en progression de plus de 40 % depuis le début des hostilités.

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Pour les pays africains dépendants des importations, cette envolée tarifaire crée des risques majeurs d’approvisionnement. L’Afrique du Sud souligne dans son communiqué qu’elle « coordonne activement avec les parties prenantes de l’industrie pour sécuriser à la fois le pétrole brut et les produits pétroliers provenant d’une gamme diversifiée de sources ».

Dangote, alternative stratégique au marché mondial

La raffinerie de Dangote, implantée au Nigeria, est la plus grande d’Afrique et dispose d’une capacité de traitement de 650 000 barils de pétrole brut par jour. Elle représente une opportunité majeure pour les pays du continent. Capable de traiter du pétrole brut en produits raffinés localement, elle réduirait la dépendance aux importations et protégerait les États africains des fluctuations des prix internationaux. Ces demandes gouvernementales pourraient générer des revenus significatifs pour la plus grande raffinerie d’Afrique, renforçant la position stratégique du Nigeria dans la région.

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