Bénin : Joseph Djogbénou rend hommage aux soldats morts à Kofouno

Le président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, et le personnel de l’institution parlementaire ont observé, lundi 9 mars 2026, une minute de silence au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo en mémoire des soldats béninois tués lors de l’attaque terroriste survenue dans la nuit du 4 au 5 mars à Karimama. Le moment de recueillement a eu lieu à l’occasion de la cérémonie hebdomadaire de montée des couleurs organisée au siège du Parlement.

Selon une publication de l’Assemblée nationale sur sa page Facebook, cette séquence de recueillement a été initiée par le président du Parlement afin de rendre hommage aux militaires tombés lors de l’assaut mené contre un camp de l’armée béninoise dans le nord du pays.

Recueillement au Palais des Gouverneurs

La cérémonie s’est déroulée dans l’enceinte du Palais des Gouverneurs, à Porto-Novo, où le personnel militaire et civil de l’Assemblée nationale se réunit chaque lundi pour la montée des couleurs. Ce rendez-vous hebdomadaire marque traditionnellement l’ouverture de la semaine de travail et rappelle les obligations de service public attachées à l’institution parlementaire.

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L’édition du 9 mars a pris une dimension particulière. À l’initiative de Joseph Djogbénou, les participants ont observé une minute de silence en hommage aux soldats morts lors de l’attaque survenue quelques jours plus tôt dans la commune de Karimama, dans le département de l’Alibori. L’action visait également à exprimer la solidarité de l’institution parlementaire envers les Forces de défense et de sécurité engagées dans la protection du territoire national.

L’attaque contre un camp militaire à Karimama

L’attaque évoquée par le président de l’Assemblée nationale a visé un camp militaire situé à proximité du village de Kofouno, dans la commune de Karimama. Cette localité se trouve à une quinzaine de kilomètres de la frontière avec le Niger et à environ 700 kilomètres de Cotonou. Le porte-parole de l’armée béninoise, le colonel James Johnson, a indiqué que l’assaut avait fait quinze morts et cinq blessés dans les rangs des forces armées.

Les zones frontalières du nord du Bénin font face depuis plusieurs années à des incursions de groupes armés opérant dans la région sahélienne. Les autorités béninoises ont renforcé le dispositif militaire dans ces secteurs dans le cadre d’opérations de sécurisation destinées à contenir la progression de ces groupes vers le sud.

Appel au sens du devoir au sein de l’institution parlementaire

Lors de la cérémonie, le président de l’Assemblée nationale a également invité les agents de l’institution à maintenir les exigences de discipline et de déontologie dans l’exercice de leurs fonctions. Dans le message rapporté par la publication de l’Assemblée nationale, l’autorité parlementaire a appelé le personnel militaire et civil à poursuivre son travail avec rigueur afin de contribuer au fonctionnement de l’administration parlementaire et au service de la République.

7 réflexions au sujet de “Bénin : Joseph Djogbénou rend hommage aux soldats morts à Kofouno”

  1. ça gronde sur les réseaux sociaux.
    Une dame pousse un « cri du cœur face au drame répété au nord Bénin »

    En bref les députés, l’oseille que vous vous touchez serait plus utile pour équiper et protéger « frères, fils, maris » que chérissent les béninoises et qui se font tuer au combat.

    Que les chefs de l’Armée et le pouvoir exécutif ne négligent pas ce genre d’appel, repris à l’envi par malveillance sur les réseaux sociaux.

    Il y a un sentiment grandissant de désinvolture et de manque de rigueur de la part des responsables des centres de décision, quant aux conditions faites aux soldats, officiers et sous-officiers qui se battent pour leur pays.

    Et s’il y en avait qui s’en mettent dans les fouilles (€,€), ou qui s’avèrent être d’un manque de diligence coupable, des décisions fermes s’imposent

    \\\\.///
    (@_@)

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  2. « Lors de la cérémonie, le président de l’Assemblée nationale a également invité les agents de l’institution à maintenir les exigences de discipline et de déontologie »

    Pfff, du remplissage…

    \\\\.///
    (@_@)

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  3. Djo-gbe-nou, c’est maintenant qu’il se rend compte de la nécessité de rendre hommage à nos soldats tombés sur le champ d’honneur. Et les autres centaines de nos militaires qui ont perdu la vie jusqu’ici en défendant la République, pourquoi n’ont-ils pas été honorés en son temps. Voilà tout le manquement de cohérence dans la gestion du pays par les soi-disant « Rupturiens ». Tout se fait à l’improvisation dans l’ignorance des valeurs et des vertus républicaines.
    Ce n’est pas Djo-gbe-nou qui disait que gouverner, c’est exclure, puisque selon lui, il s’agirait d’un gâteau que l’on ne saurait partager à la satisfaction de tout le monde?
    On se demande, d’où un agrégé en droit tire des bêtises aussi notoires en matière de compréhension de la démocratie et de l’État de droit dans une République. Maintenant qu’ils ont exclu les uns de la participation aux élections présidentielles et communales, les autres de siéger à l’assemblée malgré plus de 40 % des votes exprimés par le peuple à leur faveur, nous attendons de savoir, ce que Djo-Gbe-nou et sa clique comprend de l’unité et de la cohésion nationale.

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  4. Maintenant la République est attaquée de tous côtés, nos soldats (nos enfants et nos frères et sœurs) sont froidement abattus par des malfaiteurs étrangers. Devons-nous là aussi exclure les uns et les autres, lorsqu’il s’agit de nous lever comme un seul homme et de défendre la terre de nos aïeuls ?
    C’est pourquoi en Démocratie et en République la considération de l’unité et la cohésion nationale est une nécessité fondamentale. Rien ne justifie la division et l’exclusion des uns et des autres de la gestion du pays quelles que soient les divergences de vue. L’opposition dans une Démocratie est aussi une institution nationale. Toute manœuvre que l’on fait pour la marginaliser, pour la détruire est un crime contre la République et contre l’humanité. Dans les démocraties occidentales, les gouvernements réservent toujours des postes et la conduite de certaines institutions nationales aussi à des opposants du régime. Ce n’est qu’en Afrique Noire que nous pensons inventer tous les stratagèmes pour exclure l’opposition de tous les affaires du pays. Ce n’est pas intelligent, c’est contre-nature, c’est contre-productif. Les gouvernements passent, ce qui reste, c’est la nation, c’est le peuple.

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  5. Regardes-moi sa tête. Ils envoient les enfants des gens à l’abattoir et viennent jouer aux innocents, tout en faisant de nouveaux recrus.

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