Bénin - Nigeria : un projet de coopération sécuritaire en cours avec l'appui de la France

Les autorités militaires du Bénin et du Nigeria ont amorcé une coopération sécuritaire bilatérale pour lutter contre les groupes armés terroristes opérant le long de leur frontière commune. C’est ainsi qu’une réunion de haut niveau a réuni à Cotonou le 27 février les responsables en charge de la lutte antiterroriste des deux pays, avec la participation de représentants français sollicités pour un appui à cette initiative révèle RFI.

Dans le nord du Bénin, notamment dans certaines zones proches de la frontière avec le Nigeria, des incursions de groupes armés ont été signalées ces dernières années. Selon certaines sources, ces mouvements transfrontaliers s’inscrivent dans un contexte sécuritaire marqué par des attaques de part et d’autre de la frontière. Cette situation renforce la nécessité d’une coopération accrue pour contenir les menaces.

Renforcement des échanges sécuritaires

Lors de la rencontre à Cotonou, les officiers supérieurs des forces armées béninoises et nigérianes ont discuté de la formalisation d’un cadre de coopération destiné à coordonner les patrouilles frontalières, partager les renseignements et mener des opérations conjointes contre les réseaux armés. Selon RFI, certains experts évoquent également l’idée d’un droit de poursuite transfrontalier, permettant de suivre des groupes armés lorsqu’ils se réfugient dans le pays voisin après une attaque. Cette option n’a toutefois pas été confirmée officiellement.

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Objectifs opérationnels et stratégie transfrontalière

La coopération bilatérale s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités opérationnelles des forces nationales face aux défis sécuritaires. Depuis 2021, le Bénin a accru sa présence militaire dans les zones septentrionales, où des incidents sécuritaires ont été signalés ces dernières années. Ce contexte souligne l’intérêt d’une coordination renforcée avec des partenaires. À ce stade, aucune date n’a été annoncée pour la signature d’un accord formel. Les deux parties ont toutefois convenu de poursuivre les échanges techniques et politiques en vue de définir un cadre de collaboration. Des sessions de travail supplémentaires sont envisagées pour préciser les modalités de mise en œuvre des mesures évoquées lors des discussions à Cotonou.

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