L’ancien secrétaire général de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (COSI-Bénin), Noël Chadaré, aujourd’hui acteur politique et membre de l’Union progressiste Le Renouveau (UPR), s’est prononcé sur la démission de Boni Yayi de la présidence du parti Les Démocrates. Invité de l’émission diffusée par Matin Libre TV, il a également réagi à la décision de la coordination nationale du parti de rejeter cette démission.
L’ancien syndicaliste affirme avoir toujours exprimé des réserves quant au retour en politique active de l’ex-chef de l’État après la fin de son second mandat. Selon lui, l’ancien président aurait gagné à conserver un rôle d’arbitre et de référence morale dans la vie publique.
Une position exprimée depuis plusieurs années
Au cours de l’émission, Noël Chadaré explique avoir déjà fait part directement de ce point de vue à Boni Yayi lors d’une rencontre en 2023 à Alédjo-Koura, à l’occasion des cérémonies organisées en hommage au syndicaliste Ibrahima Zakari.
« Moi je ne voulais même pas le voir en politique, ça je dois vous dire, je lui ai dit, j’ai eu l’occasion de lui dire, vous avez fait dix années et vous êtes sorti avec la tête haute, parce que dix années où il a géré, nous on a eu de bonnes collaborations, il y a des frictions en tant que secrétaire général, frictions entre lui et nous, parce qu’on retient de lui qu’il a beaucoup aidé le monde des travailleurs, avec les enseignants de l’université, les enseignants du secondaire primaire, tous les travailleurs, une augmentation de 25% de l’indice salarial et tout, on a vu les efforts qu’il a faits, et on a retenu ça, même si on n’a pas oublié que nous avons été gazés », a-t-il déclaré. Selon lui, malgré des désaccords et des tensions survenues pendant la période où il dirigeait la centrale syndicale, l’ancien président reste associé à certaines mesures sociales qui ont marqué son mandat
Le rôle d’« autorité morale » évoqué
Noël Chadaré estime que l’ancien chef de l’État aurait pu jouer un rôle différent dans la vie publique béninoise après son départ du pouvoir en 2016. Il évoque la nécessité, pour le pays, de disposer de figures capables d’intervenir en cas de tensions politiques ou sociales.
À ses yeux, la participation directe aux luttes partisanes expose un ancien président à des conflits politiques qui limitent sa capacité à agir comme médiateur ou recours moral dans les moments de crise. Dans cette perspective, il considère que la décision de Boni Yayi de quitter la tête du parti Les Démocrates pourrait constituer une opportunité pour se retirer du champ politique actif et occuper une position plus consensuelle.
Réaction au refus du parti d’accepter la démission
La coordination nationale du parti Les Démocrates a décidé de ne pas entériner la démission de Boni Yayi de la présidence de la formation politique. Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion ordinaire de l’instance dirigeante.
Bien qu’il ne soit pas membre de ce parti, Noël Chadaré dit s’exprimer en tant que citoyen sur cette question. Il estime que la formation politique devrait permettre à son président de se retirer s’il en manifeste le souhait. L’ancien responsable syndical évoque également la nécessité d’un renouvellement générationnel au sein de la formation politique. Selon lui, de nouveaux leaders pourraient émerger et assurer la continuité du parti dans l’opposition.
Il affirme toutefois souhaiter que Les Démocrates demeurent une force politique active dans le paysage national, estimant que la pluralité d’opinions reste un élément essentiel du fonctionnement démocratique. La question du maintien ou non de Boni Yayi à la tête du parti dépendra désormais des décisions internes que prendra la direction de la formation politique dans les prochaines semaines.

Acteur politique et membre de UPR dites-vous ???
Chadare un opportuniste-né qui n’a même pas eu un poste de chef quartier.
Tour ça pour ça pour ce teigneux et bizarroïde.
Personnalité morale pour Yayi sur l’échiquier politique ??? Il l’est déjà le président Boni Yayi.
Une prise de parole sans aucun intérêt.
Ce que je crois.
Cherchez l’erreur