Une habitante de Villeurbanne, dans la métropole lyonnaise, est décédée le 20 mars 2026 après s’être fait injecter un mélange d’acide hyaluronique et de lidocaïne dans les fesses par une influenceuse Instagram non habilitée à pratiquer tout acte médical. Trois personnes ont été mises en examen pour homicide involontaire et exercice illégal de la médecine. La praticienne présumée, une femme de 34 ans, a été placée en détention provisoire. Ses deux complices, originaires de Haute-Garonne, figurent parmi les mis en examen.
Selon les éléments rapportés par LyonMag, la victime, âgée d’une quarantaine d’années, s’était rendue dans un appartement loué pour l’occasion, transformé en cabinet de fortune. Peu après l’injection, elle a ressenti une douleur thoracique aiguë avant de s’effondrer. Malgré la tentative de réanimation engagée sur place puis poursuivie par le Samu et les pompiers, la quadragénaire n’a pas survécu. La piste d’une embolie pulmonaire consécutive à l’injection est privilégiée à ce stade. Le parquet de Lyon a ouvert une information judiciaire et confié l’enquête à un service spécialisé dans la criminalité territoriale, chargé d’identifier d’éventuelles autres victimes.
Un marché clandestin en forte expansion
Le drame de Villeurbanne survient alors que les injections esthétiques illégales progressent de façon documentée en France. Selon le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom), les signalements d’actes médicaux illicites à visée esthétique sont passés de 62 en 2022 à 213 en 2025, soit une hausse de 66 % en trois ans. Lors d’une conférence de presse organisée le 18 mars 2026, la présidente du Syndicat national de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique (SNCPRE), la Dr Catherine Bergeret-Galley, a qualifié le phénomène de « mondial » et « hors de contrôle ». En droit français, l’injection d’acide hyaluronique constitue un acte médical réservé aux seuls médecins inscrits à l’Ordre, sous peine de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende pour exercice illégal de la médecine.
Le profil de la suspecte correspond au mode opératoire décrit par les autorités sanitaires : recrutement via Instagram, tarifs attractifs, interventions itinérantes depuis des logements loués, hors de tout cadre réglementaire. En octobre 2025, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait recensé onze cas graves de botulisme iatrogène liés à des injections illégales depuis mars de la même année, dont trois ayant nécessité une hospitalisation en réanimation.
Des risques létaux, y compris dans les structures légales
Le mécanisme létal en cause à Villeurbanne — une embolie pulmonaire probable provoquée par l’injection d’un produit de comblement dans une zone richement vascularisée — ne concerne pas uniquement les pratiques clandestines. Les augmentations fessières chirurgicales, dites BBL (Brazilian Butt Lift), pratiquées en bloc opératoire par des chirurgiens certifiés, affichent le taux de mortalité le plus élevé parmi les interventions esthétiques au monde. Selon une étude publiée dans l’Aesthetic Surgery Journal, ce taux est estimé entre 1 pour 2 351 et 1 pour 6 214 procédures, contre une moyenne générale de 1 pour 55 000 en chirurgie esthétique. En Floride, État américain enregistrant le plus fort volume de BBL au monde, au moins 25 décès par embolie graisseuse ont été comptabilisés entre 2010 et 2022, selon une analyse publiée par la National Library of Medicine. Dans tous les cas documentés, la cause principale reste l’injection de matière grasse ou de produit de comblement dans ou à proximité des vaisseaux sanguins glutéaux.
En France, le PLFSS 2026, adopté en décembre 2025, confie à l’Ordre des médecins la délivrance d’autorisations d’exercice en médecine esthétique. L’instruction judiciaire ouverte à Lyon déterminera si d’autres victimes ont été prises en charge par le même réseau.




Ces nanas préfèrent se faire injecter de la mort dans les fesses plutôt que de faire 20 minutes de vélo par jour. Société de m***