Frappes au Moyen-Orient : le Cameroun met en place une cellule de veille pour ses citoyens

Le ministère des Relations extérieures du Cameroun a publié le 1er mars 2026 un communiqué officiel appelant les ressortissants camerounais établis dans les pays touchés par le conflit au Proche et Moyen-Orient à respecter strictement les mesures de sécurité en vigueur dans leurs pays de résidence. Le document, signé par Félix Mbayu, ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures, annonce également la création d’une cellule de veille opérationnelle au sein du ministère, chargée du suivi quotidien de la situation.

Une cellule de crise activée à Yaoundé

La cellule de veille mise en place à Yaoundé est joignable par téléphone aux numéros +(237) 222 20 30 26, 222 20 30 27 et 696 03 43 94, ainsi que par courrier électronique à l’adresse diplocam@gmail.com. Le ministère précise que ce dispositif assure « le suivi quotidien et constant de cette situation de crise ».

Cinq représentations diplomatiques et consulaires camerounaises dans la région ont été identifiées comme points de contact d’urgence : l’ambassade à Tel-Aviv, l’ambassade à Riyad, l’ambassade au Caire, le consulat général à Djeddah et le consulat général à Dubaï. Les ressortissants camerounais sont invités à rester en contact permanent avec ces missions et à leur signaler leur situation.

Un conflit qui s’étend à l’ensemble de la région du Golfe

Le communiqué intervient quatre jours après le déclenchement des opérations militaires américano-israéliennes contre l’Iran, lancées dans la nuit du 28 février 2026. La télévision d’État iranienne a confirmé dans la nuit du 1er mars la mort du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, tué lors de ces frappes. Un triumvirat composé du président Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï et du théologien Alireza Arafi assure la direction intérimaire du pays.

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En réponse, l’Iran a lancé des vagues de missiles et de drones contre Israël et plusieurs pays du Golfe hébergeant des bases militaires américaines, dont l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït, le Qatar et Bahreïn. Ces frappes ont touché des aéroports, des infrastructures portuaires et des zones résidentielles. Le Commandement central américain (CENTCOM) a indiqué que trois soldats américains ont été tués au Koweït depuis le début des opérations. Le ministère koweïtien de la Défense a par ailleurs annoncé ce lundi l’écrasement de plusieurs appareils militaires américains sur son territoire, précisant que tous les membres d’équipage avaient survécu.

Les ressortissants camerounais appelés à la retenue et à la vigilance

Face à cette situation, le ministère camerounais des Relations extérieures demande aux membres de la communauté camerounaise dans la région de « faire preuve de retenue, de calme et de la plus grande vigilance ». Les consignes portent notamment sur le respect des alertes locales, les consignes d’abri, les restrictions de déplacement et toute autre mesure temporaire édictée par les autorités compétentes des pays de résidence.

Le Cameroun n’est pas le seul pays à avoir réagi de la sorte : le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères avait dès le 28 février publié des consignes de sécurité État par État pour ses propres ressortissants dans la zone, invitant notamment ceux présents en Israël à suivre strictement les directives de la sécurité civile israélienne.

La cellule de veille du ministère camerounais des Relations extérieures reste mobilisée jusqu’à nouvel ordre. Aucune échéance de désactivation n’a été précisée dans le communiqué.

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