L’aéroport international de Dubaï enregistre des pertes estimées à 1 million de dollars par minute depuis sa fermeture forcée, consécutive aux frappes de missiles lancées par l’Iran dans la nuit du 28 février 2026. NDTV World, qui a chiffré ce montant, précise que les perturbations touchent l’ensemble de l’écosystème économique lié au hub : la compagnie Emirates, les services de transit, l’hôtellerie, le commerce de détail et les infrastructures de transport.
Les frappes iraniennes constituent une riposte directe à l’opération militaire conjointe menée par les États-Unis et Israël contre des installations militaires et des systèmes de défense iraniens. Les Émirats arabes unis, comme plusieurs États du Golfe, se sont retrouvés en première ligne des représailles de Téhéran sans avoir pris part au conflit initial. Des explosions ont également été signalées à Manama et à Doha. Les autorités émiriennes ont déclaré avoir intercepté 152 des 165 missiles balistiques lancés, ainsi que 506 des 541 drones engagés. Trois personnes ont été tuées à Abou Dhabi par des débris de missiles.
Un aéroport qui saigne à chaque heure perdue
Avec 260 destinations desservies dans plus de 100 pays, chaque heure d’immobilisation représente 60 millions de dollars de pertes supplémentaires. Emirates, Qatar Airways et Etihad Airways ont annulé ou suspendu leurs vols, rejointes par plusieurs compagnies européennes contraintes de contourner l’espace aérien du Golfe Persique. L’autorité de l’aviation civile indienne a signalé l’annulation de plus de 850 vols sur le seul week-end du 1er mars. Quelque 20 000 voyageurs se sont retrouvés bloqués dans les terminaux de Dubaï.
Un tissu économique paralysé au-delà de l’aéroport
L’aéroport n’est pas la seule infrastructure touchée. Le port de Jebel Ali, qui représente 36 % du PIB de Dubaï et constitue le plus grand port artificiel du monde, a suspendu ses activités. Le Nasdaq Dubai a fermé ses portes rapporte Digital Dubaï. Hôtels, commerces, plateformes de transit et prestataires logistiques subissent un arrêt brutal, amplifiant une facture économique dont le montant total n’a pas encore été officiellement chiffré par les autorités émiriennes.
