Le gouvernement ghanéen active ses missions diplomatiques régionaux pour organiser l’évacuation de ses ressortissants du Moyen-Orient, confronté à une instabilité sans précédent. Sam Okudzeto Ablakwa, ministre des affaires étrangères du Ghana, a annoncé le 3 mars 2026 sur le réseau social X que ses missions en sept pays activaient des dispositifs de rapatriement face aux conséquences de l’escalade militaire en Iran.
Cette mobilisation répond à une situation devenue critique : le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé des frappes aériennes contre les installations iraniennes, tuant le Ayatollah Khamenei deux jours plus tard. L’Iran a immédiatement riposté par des attaques contre les positions militaires américaines et israéliennes, ainsi que contre les installations alliées dans les pays du Golfe. Le détroit d’Ormuz, corridor stratégique pour le transport pétrolier, a fermé de facto, tandis que les tarifs de fret des navires transportant le brut ont explosé de 94 % en quelques jours.
Une base de données complète des ressortissants
Les ambassadeurs et consuls généraux dans ces pays ont participé à une réunion virtuelle pour coordonner les opérations et identifier les points de passage frontaliers empruntables pour les évacuations. À ce jour, le ministère n’a signalé aucune perte parmi les Ghanéens de la région.
Accra a constitué un registre exhaustif de tous les citoyens ghanéens présents dans les sept zones couvertes : Israël, Arabie saoudite, Qatar, Koweït, Émirats arabes unis, Iran et Turquie. Cette recension inclut tant les résidents que les personnes en séjour temporaire ou en transit. M. Ablakwa a précisé : « Toutes les missions ont été chargées d’identifier les Ghanéens relevant de leur juridiction qui souhaitent être évacués, afin que le gouvernement puisse examiner leur demande en urgence. »
Traitement accéléré des demandes
Selon le ministre, les demandes d’évacuation sont acheminées au gouvernement central pour instruction prioritaire. Les missions diplomatiques supportent les démarches administratives et facilitent l’accès aux routes de sortie disponibles. L’enjeu pratique demeure la capacité à maintenir ouverts des itinéraires sûrs alors que les perturbations des transports aériens et maritimes s’aggravent, notamment en raison de la fermeture du détroit d’Ormuz.
Le ministre n’a pas précisé le nombre exact de ressortissants ghanéens concernés par les demandes d’évacuation.
