Jeudi 5 mars, le département d’État américain a confirmé par voie de presse que les États-Unis et le Venezuela allaient reprendre leurs relations diplomatiques. Une décision inattendue, qui survient quelques semaines seulement après l’enlèvement du désormais ancien président Nicolás Maduro.
En effet, au cours du mois de janvier, l’armée américaine s’est rendue à Caracas afin d’y capturer Maduro et de l’exfiltrer aux USA d’où il sera notamment jugé dans le cadre d’accusations associées à un éventuel trafic de drogue. Depuis, les autorités américaines multiplient les échanges avec la nouvelle administration, dans l’espoir d’une transition politique vers un pouvoir qui leur serait favorable.
L’après Maduro, déjà en place au Venezuela ?
La reprise des relations diplomatiques est un premier pas qui va en ce sens. Pour rappel, les deux pays n’avaient plus aucun lien sérieux et ce, depuis 2019. À l’époque, le gouvernement de Caracas avait mis fin aux échanges avec Washington après que la Maison-Blanche ait affiché son soutien à l’opposant Juan Guaidó. Il avait alors été demandé aux diplomates américains de quitter le pays. Ceux-ci s’étaient alors réfugiés en Colombie.
La présidente par intérim Delcy Rodríguez semble être de plus en plus encline à tendre la main aux USA. Celle-ci a notamment accepté de libérer des prisonniers politiques et a fermé certaines prisons dans lesquelles des actes de torture auraient été commis. Ce rapprochement diplomatique pourrait lui permettre de s’octroyer les bonnes grâces de Washington et donc, de consolider son pouvoir.
Caracas s’ouvre à Washington, quid de la suite ?
Malgré tout, l’opposition presse. María Corina Machado, lauréate du prix Nobel de la paix 2025, a confirmé qu’elle rentrerait bientôt au Venezuela. Des élections pourraient ainsi avoir lieu, même si, à ce stade, rien n’a été confirmé par les autorités. D’ailleurs, le sujet ne semble pas avoir encore été évoqué avec Washington, qui privilégie actuellement l’accès au pétrole au nom du prochain dirigeant.
