L'Iran exclut toute négociation avec les États-Unis et se dit prêt à "poursuivre la guerre"

Mohammad Mokhbar, président par intérim de l’Iran, a exclu mercredi toute négociation avec Washington, affirmant que la République islamique était en mesure de soutenir militairement le conflit sans limite de durée. La déclaration intervient au cinquième jour de la guerre déclenchée par les frappes conjointes américano-israéliennes lancées le 28 février 2026.

«Nous n’avons aucune confiance dans les Américains et n’avons aucune base pour la négociation avec eux. Nous pouvons poursuivre la guerre aussi longtemps que nous le souhaitons», a déclaré Mokhbar à la télévision d’État iranienne.

Téhéran ferme la porte à toute sortie diplomatique

La prise de parole de Mokhbar intervient alors que plusieurs tentatives de médiation sont en cours. Ankara avait appelé lundi à un arrêt des hostilités, le président turc Recep Tayyip Erdoğan affirmant vouloir contribuer à un cessez-le-feu entre Washington, Tel Aviv et Téhéran. Donald Trump avait lui-même évoqué des «voies de sortie» dès les premières heures du conflit, selon le média américain Axios, avant de fermer la porte à toute discussion sur le réseau Truth Social : «Trop tard», avait-il écrit, affirmant que les capacités militaires iraniennes étaient désormais largement dégradées.

Les Gardiens de la Révolution ont revendiqué le contrôle total du détroit d’Ormuz, voie de passage par laquelle transite environ 20 % du commerce mondial de pétrole selon l’Agence internationale de l’énergie. Le prix du baril a dépassé les 80 dollars mercredi matin à l’ouverture des places européennes.

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Frappes sur Téhéran et funérailles nationales

L’armée israélienne a annoncé mercredi avoir conduit une nouvelle vague de frappes ciblant des centres de commandement à Téhéran, selon un communiqué de Tsahal. Depuis le début des opérations, les États-Unis ont revendiqué des frappes sur près de 2 000 cibles iraniennes, selon des chiffres communiqués par le Pentagone.

Le conflit a coûté la vie au guide suprême Ali Khamenei, tué samedi lors des premières heures des opérations à l’âge de 86 ans, après 36 ans à la tête de la République islamique. Des funérailles nationales débuteront mercredi soir à la grande mosquée Imam Khomeini de Téhéran, avant une inhumation prévue dans la ville de Machhad, au nord-est du pays, selon l’agence de presse officielle iranienne IRNA. La désignation de son successeur, processus relevant constitutionnellement de l’Assemblée des experts, reste en suspens.

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