Deux attaques perpétrées au Nigeria figurent respectivement au 10e et 12e rang des incidents terroristes les plus meurtriers du monde en 2025, selon l’Indice mondial du terrorisme. Les deux assauts, survenus dans l’État de Borno au nord-est du Nigeria, ont visé des villages civils et fait des dizaines de morts.
L’offensive de septembre contre Darajamal
Le 5 septembre 2025, des combattants présumés appartenant à la province de l’État islamique d’Afrique de l’Ouest ont lancé un raid contre le village de Darajamal, dans la zone de gouvernement local de Bama. Le bilan a dépassé celui de mai : 58 civils et cinq soldats ont péri dans les affrontements. L’armée nigériane aurait neutralisé environ 30 des agresseurs lors de la riposte. Cet incident figure au 10e rang des attaques terroristes les plus meurtrières de l’année 2025 selon l’Indice mondial du terrorisme.
L’attaque de mai contre deux villages frontaliers
Le 15 mai 2025, des éléments de la faction JAS de Boko Haram ont frappé les villages adjacents de Mallam Karamti et Kwatandashi, dans la zone de gouvernement local de Kukawa. Les assaillants auraient enlevé une centaine de civils vers la forêt. Les recherches ultérieures ont dégagé 57 corps, tandis que 70 personnes restent portées disparues, selon les relais médiatiques locaux. Cette attaque occupe le 12e rang du classement mondial.
Intensification de la menace et réaction gouvernementale
Ces deux incidents reflètent l’escalade de la violence dans le nord-est nigérian, où Boko Haram et ses scissions disputent le territoire depuis plus d’une décennie. Face à cette pression, le président Bola Ahmed Tinubu a ordonné début 2026 le redéploiement des commandants militaires et une accélération des opérations de sécurité. Le gouvernement a également consolidé son partenariat avec l’armée américaine, qui a déployé des effectifs en février pour la formation et le conseil des forces nigérianes.
Selon l’Indice mondial du terrorisme, le Nigeria se classe au quatrième rang des pays les plus touchés par le terrorisme en 2025, avec 750 morts enregistrés. Cette situation représente une augmentation de 46% comparée à l’année précédente. L’instabilité affecte l’accès humanitaire et aggrave les crises alimentaires dans la région.
