Le contrôleur général de police à la retraite Mouftaou Prince Aledji, ancien fonctionnaire des Nations Unies, a livré dimanche 1er mars 2026 une analyse détaillée des défis sécuritaires liés à la prochaine élection présidentielle béninoise, sur le plateau du magazine « Grand format » de Canal 3 Bénin. À quelques semaines du scrutin fixé au 12 avril 2026, l’ancien commissaire central de Porto-Novo a plaidé pour un dispositif renforcé, du premier jour de campagne jusqu’à la proclamation officielle des résultats.
L’ancien commissaire, Mouftaou Prince Aledji estime que la sécurisation d’une élection ne se limite pas au jour du vote. Campagne électorale, scrutin, dépouillement, compilation des résultats, investiture : chaque séquence présente selon lui des vulnérabilités spécifiques qui exigent une planification distincte. Il insiste sur la nécessité de surveiller les discours de campagne pour prévenir toute dérive, et sur la formation rigoureuse du personnel mobilisé le jour du vote, avec des protocoles de briefing et de débriefing avant et après les opérations dans les bureaux de vote.
L’acheminement du matériel électoral sensible et la protection des centres de compilation des résultats figurent parmi les points qu’il juge particulièrement importants. À ces risques classiques s’ajoute, selon lui, une menace nouvelle : les réseaux sociaux. Il les qualifie de « nouveau champ d’insécurité », propice à la désinformation et aux manipulations susceptibles d’alimenter les tensions dans la période postélectorale.
Renseignement et police de proximité comme priorités
Face à ces enjeux, Prince Aledji préconise deux leviers complémentaires. Le premier est le renforcement du renseignement, qu’il présente comme la condition préalable à toute intervention efficace des forces de l’ordre : disposer d’informations fiables en amont permet d’anticiper les incidents plutôt que d’y réagir. Cela implique, selon lui, une meilleure motivation des agents sur le terrain, des contrôles de qualité renforcés et l’élimination de comportements contraires à la discipline opérationnelle.
Le second levier est la police communautaire. L’ancien responsable sécuritaire défend une approche dans laquelle les Forces de défense et de sécurité agissent en partenariat avec les populations, et non comme un dispositif de contrôle. Le maillage territorial et la co-production de la sécurité avec les citoyens constituent à ses yeux des garanties plus durables que le seul déploiement d’effectifs.
Sur le plan régional, il salue les mécanismes de coopération avec les pays voisins, qu’il juge indispensables face aux menaces transfrontalières qui pèsent sur le nord du Bénin depuis plusieurs années.
Un risque évalué en dessous de la moyenne
Interrogé sur le niveau de menace global, Mouftaou Prince Aledji le situe en dessous de la moyenne sur une échelle de 1 à 10. Ce diagnostic se veut rassurant, sans exclure la nécessité d’un engagement rigoureux de l’ensemble des acteurs concernés. Il appelle les citoyens à aborder le scrutin avec sérénité, en évitant les conclusions hâtives et en privilégiant l’intérêt général.
Le 12 avril 2026, les Béninois sont appelés à élire leur président de la République pour un mandat de sept ans. Le président Patrice Talon, en fonction depuis 2016 et réélu en 2021, ne peut constitutionnellement pas briguer un troisième mandat consécutif selon les dispositions en vigueur.


Un opportuniste né ce Prince Mouftaou Aledji qui n’a jamais été commissaire Divisionnaire avant de porter le grade de Contrôleur général.
Les failles de la gouvernance Boni Yayi.
Il veut se mettre sous le feu des projecteurs pour attirer l’attention de l’autre et peut-être obtenir un strapontin lui qui ronge ses freins.
Comment peut-il croire qu’il est plus intelligent que tous les officiers supérieurs de police en activité ???
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