Scandale FECOFOOT : perpétuité pour l'ex-Président Jean-Guy Blaise Mayolas, sa femme et son fils

Ce mardi 10 mars 2026, la justice congolaise a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité Jean-Guy Blaise Mayolas, ex-président de la Fédération congolaise de Football (FECOFOOT), jugé par contumace à Brazzaville. Son épouse et son fils ont reçu la même peine rqpporte Journal de Brazza et plusieurs médias spécialisés ce mardi. Le secrétaire général et le trésorier de la fédération écopent chacun de cinq ans de prison ferme. Le verdict clôt huit mois d’une procédure judiciaire qui a ébranlé le football national.

Une condamnation par contumace, l’accusé en fuite

Absent lors de l’audience, Mayolas aurait quitté le territoire congolais pour se soustraire à la justice. Un mandat d’arrêt a été émis contre lui. La justice l’a jugé et condamné en son absence, une procédure connue sous le nom de contumace. Les charges retenues contre lui sont lourdes : blanchiment d’argent, détournement de fonds, faux et usage de faux, et prise illégale d’intérêts. Des infractions mises au jour après les révélations du journaliste Romain Molina, publiées en juin 2025, qui avaient déclenché l’ouverture de l’enquête.

1,3 million de dollars de la FIFA au cœur du dossier

L’affaire porte sur le détournement de plus d’un million de dollars de fonds versés par la FIFA, dont près de 500 000 dollars destinés au football féminin, via des sociétés écrans. Sur les 500 000 dollars envoyés en 2021 dans le cadre du plan FIFA COVID-19, seulement 20 000 dollars auraient effectivement été versés à leurs destinataires. Inspecteur du Trésor de formation, Mayolas présidait la FECOFOOT depuis 2018, élu sans concurrent. Sous son mandat, le championnat national congolais était paralysé depuis près de deux ans, les stades fermés sur décision ministérielle.

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Une plainte politique aux lourdes conséquences

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée en 2025 par le ministre des Sports Hugues Ngouélondélé, gendre du président Denis Sassou N’Guesso, accusant les dirigeants fédéraux d’avoir détourné les fonds versés par la FIFA. Une dimension politique que certains observateurs jugent déterminante dans la rapidité de la procédure, même si aucune source officielle ne remet en cause la légitimité du verdict.

En novembre 2025, le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) avait rendu une décision connexe, condamnant des membres d’une commission adverse à verser 25 millions de francs CFA à la FECOFOOT, après une assemblée générale jugée contraire aux statuts fédéraux en septembre 2024.

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