Après les frappes israéliennes, l'Iran menace de couper le pétrole «pendant des années»

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont menacé, mardi 7 avril, de mener des actions contre des infrastructures énergétiques régionales qui priveraient les États-Unis et leurs alliés de pétrole et de gaz «pendant des années». La déclaration intervient quelques heures après qu’Israël a revendiqué une nouvelle vague de frappes majeures sur le territoire iranien, dont au moins deux ponts et des zones résidentielles dans la province d’Alborz, au nord de Téhéran.

Infrastructures frappées, ultimatum en cours

L’armée israélienne a annoncé avoir ciblé des infrastructures à Téhéran et dans plusieurs autres régions du pays. Les autorités iraniennes ont confirmé des impacts sur au moins deux ponts dans le centre du pays. Dans la province d’Alborz, des frappes ont touché des zones résidentielles, faisant 18 morts dont deux enfants, selon l’agence de presse Fars et le site Mizan, organe du pouvoir judiciaire iranien. Avant les frappes, l’armée israélienne avait publié un message en persan appelant les Iraniens à éviter le réseau ferroviaire jusqu’à 21 heures, heure locale.

La veille, Israël avait visé le complexe pétrochimique de South Pars à Assalouyeh, qui assure selon le ministre israélien de la Défense Israël Katz environ la moitié de la production pétrochimique nationale, ainsi qu’un second site à Marvdasht. L’armée israélienne a affirmé avoir rendu inopérantes plus de 85 % des capacités d’exportation pétrochimique iraniennes.

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La menace iranienne sur l’approvisionnement régional

Face à cette escalade, les Gardiens de la Révolution ont durci leur position. «Nous avons fait preuve jusqu’à présent d’une grande retenue dans un esprit de bon voisinage, mais ces réserves sont désormais levées», indique leur communiqué, relayé par la télévision d’État iranienne. L’organisation a averti que toute ligne rouge franchie par Washington entraînerait une riposte dépassant le cadre régional.

Le détroit d’Ormuz, bloqué par l’Iran depuis le début du conflit le 28 février, représente un point de passage pour environ 20 % de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié, selon l’Agence internationale de l’énergie. Le baril de Brent évoluait mardi autour de 110 dollars.

L’ultimatum fixé par le président américain Donald Trump pour la réouverture du détroit expire mardi à 20h00, heure de Washington, soit 02h00 mercredi en heure d’Europe centrale.

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