L’Assemblée nationale du Bénin a ouvert, mercredi 15 avril 2026 à Porto-Novo, sa première session ordinaire de l’année. Le président de l’institution, Joseph Djogbénou, a présidé la cérémonie d’ouverture et présenté les principaux dossiers inscrits à l’ordre du jour devant les députés de la 10e législature.
Dans son discours, il a évoqué les priorités législatives et les missions attendues du Parlement au cours de cette session, tout en saluant l’élection récente du président de la République, Romuald Wadagni, et de la vice-présidente Mariam Chabi Talata Zimé.
Plusieurs de textes à examiner
Le président de l’Assemblée nationale a annoncé l’examen de plusieurs projets et propositions de loi, dont une partie est héritée de la législature précédente. Ces textes couvrent plusieurs secteurs, notamment les infrastructures publiques, l’environnement, la sécurité routière et la gestion des ressources naturelles.
Parmi les projets cités figurent ceux relatifs à la maîtrise d’ouvrage public, au code de la route, au code des forêts et de la faune, ainsi qu’à la répression du faux monnayage. Une demande de seconde lecture de la loi encadrant l’exercice privé des professions médicales et paramédicales est également inscrite à l’agenda parlementaire. Le président Djogbénou a aussi mentionné la nécessité de mettre en conformité certaines lois avec les décisions de la Cour constitutionnelle, notamment à la suite de la décision DCC 26-003 du 27 février 2026.
Renforcement du contrôle de l’action gouvernementale
Au-delà de la fonction législative, Joseph Djogbénou a insisté sur le rôle de contrôle dévolu à l’Assemblée nationale. Il a annoncé un réaménagement de ce mécanisme au cours de la législature afin d’en améliorer l’efficacité.
Ce dispositif devrait intégrer davantage l’évaluation des politiques publiques, avec l’objectif de mesurer les résultats des actions gouvernementales et d’orienter les décisions législatives en conséquence. « Il n’y a pas que la mission de légiférer qui nous incombe », a-t-il déclaré devant les députés. Cette orientation s’inscrit dans les prérogatives constitutionnelles du Parlement béninois, qui incluent à la fois le vote de la loi et le contrôle de l’action du gouvernement.
Organisation interne et représentation institutionnelle
La session sera également consacrée à la désignation des représentants de l’Assemblée nationale dans les instances régionales et certaines institutions de la République. Le renouvellement ou la mise en place des groupes d’amitié parlementaire figure parmi les chantiers annoncés. Les députés devront en outre procéder à la constitution de réseaux parlementaires, conformément au règlement intérieur, afin de renforcer la coopération interparlementaire.
Au Bénin, la première session ordinaire de l’année s’ouvre en avril et peut s’étendre sur une période maximale de trois mois, selon les dispositions constitutionnelles en vigueur. Les travaux engagés lors de cette session devraient se poursuivre dans les prochaines semaines avec l’examen des textes inscrits à l’ordre du jour et la mise en place des organes internes annoncés par le président de l’Assemblée nationale.


