La série de visites de travail et d’amitié entreprises par le nouveau président béninois, Romuald Wadagni, à l’endroit des États voisins, ne laisse personne indifférent. L’ancien président Nicéphore Dieudonné Soglo a vivement salué la démarche du successeur de Patrice Talon, se disant en totale phase avec ses premières sorties officielles.
Pour le doyen des chefs d’État béninois, Romuald Wadagni a pris la question diplomatique par le bon bout. Le nouveau locataire de la Marina s’est en effet rendu d’abord au Nigéria le lundi 1er juin 2026, avant de s’envoler dès le lendemain, mardi 2 juin, vers deux pays clés de l’Alliance des États du Sahel (AES) : le Niger et le Burkina Faso.
Ces déplacements stratégiques ont arraché au premier président de l’ère du renouveau démocratique au Bénin une grande exclamation de satisfaction : « Je suis l’homme le plus heureux », a lâché Nicéphore Soglo. Analysant ce ballet diplomatique, il se réjouit de la méthode employée : « Il est allé d’abord voir Tinubu, le géant du Nigeria, puis les voisins de l’AES ! C’est formidable ! ».
Selon l’ancien président, cette démarche vigoureuse marque un tournant historique pour la sous-région. « Il a brisé les chaînes ! Je l’ai appelé pour le féliciter », a-t-il révélé, avant d’ajouter avec insistance : « Il faut régler les problèmes avec les voisins avant d’aller voir les autres ! ».
En donnant ainsi la primeur de ses déplacements officiels aux pays frontaliers, Romuald Wadagni fait, selon le patriarche, la meilleure option politique possible pour décrisper les tensions et amorcer une nouvelle ère de coopération économique et sécuritaire. Un début de mandat placé sous le signe du pragmatisme géographique, validé avec enthousiasme par l’histoire.



