Côte d'Ivoire : arrestation d'un béninois à la tête d'un réseau de voitures volées

Un ressortissant béninois, identifié sous les initiales M. Y. et le surnom « Amada », a été interpellé le 4 mars 2026 en Côte d’Ivoire. Il est suspecté d’être à la tête d’un important réseau international spécialisé dans le trafic de véhicules de luxe volés en Europe puis écoulés en Afrique de l’Ouest. Placé en détention au Pôle pénitentiaire d’Abidjan, il fait l’objet de poursuites devant le Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau, à la suite d’enquêtes menées par la Police nationale ivoirienne.

Un circuit transnational de contrebande automobile

Selon les autorités judiciaires ivoiriennes, le suspect aurait coordonné l’acheminement de véhicules de luxe depuis l’Europe vers la Côte d’Ivoire en transitant par plusieurs pays de la sous-région, notamment le Bénin, le Nigéria et le Togo. Introduits frauduleusement sur le territoire ivoirien, souvent en contournant les contrôles à la frontière de Noé, ces véhicules faisaient ensuite l’objet de falsifications, notamment la modification des numéros de châssis afin de masquer leur origine illicite. Ils étaient par la suite revendus à des clients qui, pour la plupart, ignoraient leur provenance frauduleuse.

Des ramifications dans le secteur financier et médiatique

L’enquête indique que le réseau aurait bénéficié de l’appui financier d’un établissement de microfinance actuellement dans le viseur des autorités. Un véhicule lié à cette affaire ferait par ailleurs l’objet d’un avis de recherche d’Interpol et se trouverait en possession d’un responsable de cette structure. La Police nationale ivoirienne soupçonne également une présentatrice d’une chaîne de télévision privée, présentée comme la compagne du suspect, d’avoir apporté une aide logistique à certaines opérations du réseau.

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Des opérations de sortie du territoire

Amada serait également impliqué dans le vol de véhicules en Côte d’Ivoire, lesquels étaient ensuite destinés à être exportés vers le Ghana. Pour faciliter ces opérations, il aurait mis en place un système de falsification de documents administratifs, incluant de fausses pièces d’identité ivoiriennes ainsi que des procurations contrefaites, permettant ainsi le passage des véhicules aux frontières.

Les investigations se poursuivent afin d’identifier les autres membres du réseau et de démanteler les circuits de blanchiment d’argent associés.

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