Côte d’Ivoire : Ben Badi ex-gloire des Éléphants condamné à 3 ans de prison


L’ancien international ivoirien Abdoulaye Traoré, dit Ben Badi, a été condamné mercredi par le tribunal de Bouaké, en Côte d’Ivoire, à trois ans de prison ferme pour viol. L’ex-attaquant des Éléphants, âgé de 59 ans, a été reconnu coupable de rapports sexuels non consentis sur une jeune femme, selon les éléments du dossier.


La décision judiciaire a été rendue publique par la Ligue ivoirienne des droits des femmes. L’organisation précise que l’ancien joueur devra également verser 15 millions de francs CFA, soit environ 23 000 euros, à la victime à titre de dommages et intérêts.

Une condamnation assortie de sanctions civiles

Outre la peine d’emprisonnement, la juridiction a prononcé plusieurs mesures complémentaires. Abdoulaye Traoré est privé de ses droits civiques pendant dix ans et interdit de séjour dans la ville de Bouaké pour une durée de cinq ans.

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Ancienne figure du football ivoirien, Ben Badi a marqué l’histoire de l’ASEC Mimosas et de la sélection nationale. Il faisait partie de l’équipe victorieuse de la Coupe d’Afrique des nations en 1992.

Sa carrière l’a également conduit dans plusieurs clubs européens avant sa reconversion. Il est considéré comme l’un des joueurs africains les plus talentueux de sa génération.

Des précédents dans le football mondial

Le cas de l’ancien international ivoirien s’inscrit dans une série d’affaires impliquant des footballeurs de haut niveau. L’Anglais Mason Greenwood, joueur de l’Olympique de Marseille avait été suspendu par son club après des accusations d’agression sexuelle, avant un abandon des poursuites. Le Français Benjamin Mendy a vu sa carrière interrompue pendant plusieurs saisons en raison de poursuites judiciaires, malgré un acquittement ultérieur.

D’autres joueurs, comme Cristiano Ronaldo ou Neymar, ont été cités dans des procédures qui n’ont pas abouti à des condamnations, avec des conséquences plus limitées sur leur parcours sportif. Ces affaires entraînent généralement des suspensions immédiates, la perte de contrats commerciaux et une dégradation de l’image publique. Même en cas d’acquittement, le retour au plus haut niveau reste incertain pour certains joueurs.

Une décision saluée par une organisation de défense

La Ligue ivoirienne des droits des femmes a indiqué dans un communiqué saluer cette décision, estimant qu’elle constitue un signal fort dans la lutte contre les violences sexuelles.

La condamnation d’Abdoulaye Traoré met fin à une procédure judiciaire portant sur des faits remontant à environ cinq ans. Elle ouvre désormais la voie à l’exécution des peines prononcées, sauf recours éventuel devant une juridiction supérieure.

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