Les forces armées ivoiriennes ont réceptionné, mercredi 8 avril 2026, un nouveau champ de tir moderne à l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme, à Jacqueville. Financée par les États-Unis, cette infrastructure vise à renforcer les capacités opérationnelles des unités spéciales à quelques jours du lancement de l’exercice multinational Flintlock 2026.
Le site, destiné à l’entraînement au tir et aux opérations tactiques, doit permettre d’améliorer la précision, la coordination et la réactivité des forces engagées sur le terrain. La cérémonie s’est tenue en présence de responsables militaires ivoiriens et américains, dont le général de brigade Tibé Bi Lopoua Toussaint, commandant des forces spéciales, et des représentants du Special Operations Command Africa.
Le chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis en Côte d’Ivoire a souligné que « une Côte d’Ivoire plus sûre et plus stable renforce la sécurité de nos deux pays et de nos partenaires ».
Un renforcement des capacités avant un exercice stratégique
Cette nouvelle installation intervient à quelques jours de l’ouverture de Flintlock 2026, exercice annuel piloté par le commandement militaire américain pour l’Afrique, qui doit réunir plus de 30 pays. Selon le Commandement des États-Unis pour l’Afrique, cet entraînement vise à améliorer la coordination entre forces partenaires et à renforcer la lutte contre les groupes armés.
L’exercice mobilise généralement plus d’un millier de militaires autour de scénarios opérationnels inspirés de situations réelles. Il inclut des simulations de crises sécuritaires, des exercices de commandement et des opérations conjointes entre unités issues de différents pays.
Des modules axés sur la coopération et le terrain
Les sessions de formation couvrent plusieurs domaines. Les unités sont entraînées au tir de précision, aux tactiques de petites unités et aux interventions spéciales. Des modules portent également sur la planification d’opérations, le partage du renseignement et la coordination entre forces terrestres et aériennes.
Des formations complémentaires abordent la logistique, les communications et la médecine de terrain. Les participants prennent part à des exercices de poste de commandement et à des simulations de gestion de crise, avec un accent sur la coopération transfrontalière.
Selon le Commandement des États-Unis pour l’Afrique, Flintlock a pour objectif de renforcer l’interopérabilité des armées africaines et leur capacité à mener des opérations conjointes face aux menaces sécuritaires.
Un modèle de coopération militaire en débat
Depuis sa création en 2005, Flintlock s’est imposé comme l’un des principaux exercices militaires en Afrique. Il permet aux armées participantes de développer des procédures communes et de partager des expériences opérationnelles.
Le dispositif repose sur une formation conjointe entre forces africaines et partenaires internationaux. Il inclut également des modules liés au droit international et aux relations avec les populations civiles, selon les autorités américaines.
L’édition 2026 doit se dérouler en Côte d’Ivoire pour la deuxième année consécutive avec des phases d’entraînement prévues sur plusieurs sites.



