De Montréal à Gatineau : les prix immobiliers dans les 5 grandes régions du Québec au T1 2026

Le marché immobilier québécois a poursuivi sa croissance au premier trimestre 2026, avec un prix de l’agrégat provincial établi à 473 900 $, en hausse de 4,4 % sur un an, selon l’étude trimestrielle de Royal LePage publiée le jeudi 16 avril 2026. La province maintient une trajectoire haussière dans l’ensemble de ses cinq grands marchés, à des rythmes toutefois très inégaux.

La ville de Québec domine pour le huitième trimestre consécutif

La région de Québec enregistre la progression la plus marquée, avec un prix de l’agrégat de 475 300 $, soit une hausse annuelle de 10,7 %. Il s’agit du huitième trimestre consécutif où la capitale nationale affiche la plus forte croissance parmi les grands marchés canadiens. Sur une base trimestrielle, les prix y ont progressé de 4,8 %. Le prix médian d’une maison unifamiliale détachée a, pour sa part, bondi de 16,5 % sur un an.

Sherbrooke occupe la deuxième position avec un prix de l’agrégat de 423 200 $ (+7,0 % sur un an), portée selon Royal LePage par une migration interrégionale soutenue. Trois-Rivières suit avec 400 100 $ (+5,4 %), franchissant pour la première fois le seuil des 400 000 $.

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Montréal et Gatineau en retrait

Le Grand Montréal affiche une hausse plus modérée de 3,3 % pour atteindre 645 800 $. Le segment des copropriétés y marque le pas, avec une progression quasi nulle de 0,1 % sur un an à 490 900 $, dans un contexte de surplus d’inventaire dans certains secteurs du centre-ville.

Gatineau ferme la marche avec une hausse de seulement 0,8 % et un prix de l’agrégat de 461 300 $. Sur une base trimestrielle, la région enregistre même un léger recul de 0,3 %. L’offre de propriétés y a progressé de 18 % par rapport au premier trimestre 2025, selon les données de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec publiées le 15 avril 2026, ce qui contribue à détendre les conditions de marché.

Un printemps attendu sous le signe de la sélectivité

Royal LePage anticipe un regain d’activité au printemps 2026, porté par le retour des acheteurs vers les centres urbains et les propriétés unifamiliales de qualité. « Les vendeurs de propriétés unifamiliales de qualité resteront en position de force, tandis que les acheteurs de condos bénéficieront d’un marché plus clément dans les secteurs où l’inventaire est plus abondant », indique Dominic St-Pierre, vice-président exécutif de Royal LePage.

À l’échelle provinciale, la firme maintient sa prévision d’une hausse de 7,0 % du prix de l’agrégat au quatrième trimestre 2026 par rapport à la même période de 2025.

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