Le Bénin occupe désormais la 5ᵉ place mondiale et la 2ᵉ place africaine en matière de transparence budgétaire, selon les résultats de l’Enquête sur le Budget Ouvert (EBO) 2025 publiés par l’International Budget Partnership (IBP). La Direction générale du Budget a rendu publics ces résultats le 3 juin 2026.
L’IBP, organisation de référence mondiale pour l’évaluation indépendante de la gestion budgétaire publique, note le Bénin à 77/100 sur le pilier Transparence budgétaire — qui mesure la clarté et l’accessibilité des informations financières de l’État pour les citoyens. Le pays devance l’ensemble des nations francophones et se classe derrière seulement quatre États au niveau mondial.
Une progression de 21 points sur la participation citoyenne
Le résultat le plus saillant de cette édition concerne la participation du public : le Bénin atteint un score de 52/100, contre 31/100 lors de la précédente enquête en 2023, soit un bond de 21 points en deux ans. Ce score, qui évalue les mécanismes permettant aux citoyens d’intervenir dans les choix budgétaires, place le Bénin au 2ᵉ rang mondial — derrière le Brésil — et au 1ᵉʳ rang africain et francophone. La moyenne mondiale sur ce critère s’établit à 17/100, selon l’IBP.
Sur le troisième pilier, le Contrôle budgétaire — qui jauge l’efficacité du Parlement et des institutions d’audit comme la Cour des comptes —, le Bénin obtient 72/100, classement qui le positionne 11ᵉ au monde, 2ᵉ en Afrique et 1ᵉʳ dans l’espace francophone.
Une trajectoire portée par une décennie de réformes structurelles
Ces performances en gouvernance financière accompagnent une trajectoire économique ascendante. Depuis l’arrivée au pouvoir de Patrice Talon en 2016, l’économie béninoise a progressivement accéléré, passant d’une croissance de 3,3 % à 7,5 % en 2024 — son plus haut niveau depuis 1990, selon la Banque mondiale —, puis à une moyenne estimée à 8,3 % sur l’année 2025 par l’Institut national de la statistique et de la démographie (Instad). Cette amélioration simultanée des indicateurs macroéconomiques et de gouvernance budgétaire reflète la cohérence des réformes structurelles engagées dans le cadre des deux Plans d’actions gouvernementaux (PAG 2016-2021 et PAG II 2021-2026), notamment la numérisation des administrations fiscale et douanière et le renforcement des dispositifs de redevabilité publique.
L’EBO est conduite tous les deux ans par l’IBP auprès de 125 pays. La prochaine édition est attendue en 2027, ce qui laisse au Bénin une fenêtre pour consolider ou améliorer ses positions, en particulier sur le contrôle budgétaire où la marge de progression vers le top 5 mondial reste ouverte. Cette responsabilité incombera au nouveau gouvernement de Romuald Wadagni — ancien ministre d’État chargé des Finances et de la Coopération sous Patrice Talon, artisan direct des politiques budgétaires qui ont valu au Bénin ses performances actuelles. Le maintien de cette trajectoire constituera l’un des premiers tests de la nouvelle administration.

Il faut être aveugle ou notoirement de mauvaise foi pour ne pas reconnaître ce que Mr P. A’ Talon a fait pour le Bénin. Personnellement, je lui dis merci, grand frère de haute valeur.
Si on avait voté pour Sonagnon,ou pire pour Aziz et/ou ObaOlogoun encore on serait juste 193è sur 193 pays de l’ONU, juste avant le Gbangbannistan dirigé par Tchité