Détroit d'Ormuz : Macron annonce une mission « pacifique » pour restaurer la navigation

Le président français Emmanuel Macron a annoncé, samedi 12 avril, l’organisation prochaine d’une conférence internationale franco-britannique destinée à constituer une force multinationale dans le détroit d’Ormuz. Dans un message publié sur le réseau social X, le chef de l’État a appelé à organiser avec Londres une conférence réunissant les pays prêts à contribuer à « une mission multinationale pacifique destinée à restaurer la liberté de navigation dans le détroit ».

Une mission défensive, distincte des belligérants

Macron a posé une condition explicite au déploiement de l’opération : elle n’interviendra que « dès que la situation le permettra », se démarquant ainsi de tout engagement aux côtés des parties en guerre. La conférence, organisée avec le Royaume-Uni dans « les tout prochains jours », rassemblera les pays disposés à y contribuer. Le président français a insisté sur le caractère non combattant du dispositif, le distinguant des opérations militaires offensives que Washington avait réclamées aux alliés européens en mars.

La réouverture du détroit est présentée par Paris comme l’une des conditions d’un règlement d’ensemble au Moyen-Orient. Macron a listé dans le même message les autres dossiers jugés indissociables : les activités nucléaires et balistiques de Téhéran, ses actions dans la région, ainsi que la souveraineté et l’intégrité territoriale du Liban. La France entend jouer un rôle de médiateur, en soulignant qu’elle « s’y emploie avec constance depuis le premier jour du conflit ».

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Ormuz, artère vitale du commerce mondial

Le détroit d’Ormuz, large d’une cinquantaine de kilomètres en son point le plus étroit, constitue le passage obligé d’environ 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole, selon les données de l’Agence internationale de l’énergie. Son blocage depuis fin février a provoqué une flambée des cours et perturbé les chaînes d’approvisionnement de nombreux pays importateurs, dont le Japon et la Corée du Sud.

La date et le lieu de la conférence franco-britannique n’ont pas encore été précisés. Son issue déterminera la composition de la force multinationale avant tout déploiement éventuel.

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