Les dernières données du Fonds monétaire international (FMI) dressent un tableau contrasté de la santé budgétaire des vingt premières économies mondiales. Entre les pays dont la dette publique dépasse largement la taille de leur économie et ceux qui maintiennent un endettement maîtrisé, les écarts au sein du G20 n’ont jamais été aussi marqués.
Avec un ratio de 18% du PIB à fin 2025, la Russie affiche la dette publique la plus faible du groupe, devant la Turquie (23,5%) et l’Arabie saoudite (31,7%). Le FMI précise que 16,5% de cette dette est portée par le gouvernement fédéral, le reste incombant aux autorités régionales.
Sept membres du G20 au-delà du seuil des 100%
Le Japon ferme la marche avec une dette équivalente à 206,5% de son PIB, suivi de l’Italie (137,1%) et des États-Unis (123,9%). La France se classe quatrième avec 115,6% du PIB, chiffre confirmé par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) pour l’année 2025.
Au total, sept membres du G20 dépassent le seuil des 100% : le Japon, l’Italie, les États-Unis, la France, le Canada (113,5%), le Royaume-Uni (102,32%) et la Chine (99,2%, proche du seuil). Le FMI considère qu’un niveau inférieur à 60% du PIB garantit une soutenabilité budgétaire satisfaisante. Dans le G20, seuls le Mexique (61,8%) et l’Allemagne (62,9%) se situent légèrement au-dessus de ce plancher, tous les autres membres l’ayant franchi.
Une trajectoire mondiale préoccupante
Dans son édition d’octobre 2025 du Moniteur des finances publiques, le FMI avertit que la dette publique mondiale devrait dépasser 100% du PIB mondial d’ici 2029, soit son niveau le plus élevé depuis 1948. L’institution souligne que la hausse des taux d’intérêt accentue la pression sur les États les plus endettés, les paiements d’intérêts ayant progressé de 2% à près de 3% du PIB mondial en quatre ans.
Le FMI publiera sa prochaine mise à jour du World Economic Outlook en avril 2026, qui intégrera les projections révisées de dette publique pour l’ensemble des membres du G20.



