Le Service fédéral de sécurité russe (FSB) a annoncé le 22 mai avoir déjoué 78 attaques terroristes depuis le début de l’année 2026, portant le nombre total de crimes liés au terrorisme empêchés à 101 depuis janvier. L’agence attribue ces menaces aux services de renseignement ukrainiens, qu’elle accuse d’intensifier leurs opérations de recrutement et de sabotage sur le territoire russe.
Un rythme inférieur à 2025
Le rythme de 78 attaques terroristes déjoués en cinq mois de 2026 correspond à environ 15,6 attaques mensuelles, un niveau inférieur aux données de 2025. Cette année-là, le FSB avait annoncé avoir empêché 308 attentats terroristes sur l’ensemble des douze mois, soit une moyenne de 26 attaques mensuelles. En 2025, 18 personnes avaient été poursuivies pour actes de terrorisme, sabotage ou complicité, alimentées par quelque 150 000 signalements de la population.
Les cibles des services ukrainiens
Selon le FSB, les services de renseignement ukrainiens ciblent systématiquement internet, les réseaux sociaux et les applications de messagerie — Telegram, WhatsApp et d’autres plateformes — pour identifier et recruter auteurs potentiels d’attaques et actes de sabotage contre la Russie. L’agence a déclaré que « toutes les personnes acceptant d’aider l’ennemi seront identifiées, poursuivies et feront face à la punition qu’elles méritent ».
Ces accusations d’intensification des opérations ukrainiennes correspondent aux déclarations du directeur du FSB, Alexandre Bortnikov, qui affirmait en 2025 que les services spéciaux de Kiev avaient augmenté leurs tentatives d’attaques terroristes, particulièrement au moyen de drones contre les infrastructures de transport et d’énergie russes.
Le FSB n’a pas fourni de détails sur la nature précise des 78 attaques déjouées. Les autorités russes assurent que ceux qui coopèrent avec l’ennemi seront identifiés et devront répondre de leurs actes.



