Attaques au Mali : Goïta brise le silence et promet la neutralisation du JNIM et du FLA

Le général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition malienne, a pris la parole ce mardi 28 avril 2026 sur l’Office de Radiodiffusion Télévision du Mali (ORTM), trois jours après des attaques coordonnées qui ont frappé simultanément Kati, Mopti, Gao et Kidal le 25 avril. C’est sa première déclaration publique depuis le déclenchement de l’offensive menée conjointement par le Front de libération de l’Azawad (FLA) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM).

Goïta a annoncé la poursuite des opérations militaires jusqu’à ce que les groupes impliqués soient « neutralisés complètement » et le territoire national sécurisé durablement. Il a appelé la population à la vigilance et à coopérer avec les Forces armées maliennes (FAMA).

La mort du général Camara, symbole d’une crise profonde

Le discours intervient au lendemain de la confirmation de la mort du général Sadio Camara, ministre d’État chargé de la Défense et figure centrale du coup d’État d’août 2020 qui avait porté la junte au pouvoir. Camara a été tué lors d’une attaque ciblée sur son domicile le 25 avril. Goïta lui a rendu hommage, affirmant que sa mémoire sera « gravée dans la mémoire collective ». Le général Camara était considéré comme l’un des architectes de l’alliance avec le groupe paramilitaire russe Wagner, rebaptisé Africa Corps, dont la présence au Mali a été officialisée à partir de 2021.

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Un appel à l’unité nationale sur fond d’instabilité

Goïta a exhorté les Maliens à un « sursaut patriotique », présentant les attaques comme des obstacles sur la voie du redressement national. Le discours n’a fourni aucun bilan officiel des victimes civiles et militaires des attaques du 25 avril, ni de précision sur l’ampleur des pertes territoriales éventuellement enregistrées lors de l’offensive.

Selon le site d’information Mali24, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a annoncé l’annulation des festivités du 1er mai 2026 en raison de la situation sécuritaire. Les autorités de la Transition n’ont pas encore communiqué de calendrier pour un éventuel point militaire officiel sur les opérations en cours.

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