Mali : Goïta présente un cadastre minier conçu par des experts nationaux

Le président de la transition au Mali, Assimi Goïta, a présidé le 17 avril 2026 à Koulouba la présentation officielle d’un nouveau cadastre minier entièrement numérisé. Conçu par des experts nationaux, cet outil recense déjà 631 titres miniers et vise à améliorer la gestion administrative du secteur.

Selon les autorités maliennes, ce cadastre digitalisé centralise désormais l’ensemble des données relatives aux titres miniers, notamment leur titularité, leur superficie et leur durée. Le ministre des Mines, Amadou Keïta, a indiqué lors de la présentation que la plateforme a été développée pour corriger les limites observées dans l’ancien système et mieux structurer le suivi des permis.

Un outil numérique pour encadrer les titres miniers

D’après les responsables du secteur, les 631 titres déjà enregistrés permettent une mise en service immédiate du dispositif. Le système est interconnecté avec les plateformes financières du ministère des Mines, du Trésor public et de la Direction générale des impôts.

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Cette configuration doit permettre de traiter les dossiers de manière plus fluide, de limiter les conflits liés aux chevauchements de permis et de sécuriser les informations administratives. Les autorités évoquent également une meilleure traçabilité des opérations liées à l’exploitation minière.

Une réforme engagée depuis plusieurs années

La mise en place de ce cadastre intervient après une série de mesures prises ces dernières années pour réorganiser le secteur. Depuis 2022, les autorités ont engagé des audits et suspendu l’attribution de certains titres afin de revoir les mécanismes de gestion.

En 2023, un nouveau code minier a été adopté, introduisant notamment une augmentation de la participation de l’État et des acteurs nationaux dans les projets miniers. Selon des données relayées par APA News, cette part peut atteindre 35 % dans les nouveaux projets.

Un système déjà opérationnel

Les autorités indiquent que la plateforme est désormais pleinement fonctionnelle et intégrée aux circuits administratifs et financiers. Elle devrait servir de référence pour le traitement des nouveaux dossiers et le suivi des titres existants.

Avec l’enregistrement initial de plusieurs centaines de permis, le cadastre numérique entre directement en phase d’exploitation, tandis que les services compétents poursuivent l’intégration progressive des données restantes.

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