Nigeria : Terra Industries lance des drones et véhicules de déminage pour soutenir l'armée

La start-up nigériane Terra Industries a dévoilé lundi 27 avril un ensemble de systèmes de défense développés en partenariat avec l’armée nigériane : drones intercepteurs, véhicules autonomes de détection de dispositifs explosifs improvisés (EEI) et logiciels de renseignement opérationnel. Ces équipements visent à renforcer les capacités des troupes face aux attaques insurgées, qui recourent de plus en plus aux bombes routières et aux drones modifiés.

Une réponse aux pertes liées aux EEI

Le général Babatunde Alaya, responsable de la Defence Industries Corporation of Nigeria (DICON), a souligné que cette collaboration était devenue urgente au vu des pertes d’effectifs causées par les engins explosifs. Les insurgés, particulièrement actifs dans le nord-est du pays, ont intensifié leurs attaques ces derniers mois en ciblant les convois militaires et les positions fixes à l’aide de dispositifs enterrés ou placés sur les routes.

Nathan Nwachukwu, directeur général de Terra Industries, a présenté les trois catégories de systèmes déployables : des aéronefs sans pilote équipés de capacités d’interception, des véhicules terrestres robotisés spécialisés dans la reconnaissance du terrain et la détection d’EEI, ainsi qu’une plateforme logicielle agrégeant données de surveillance et intelligence de situation.

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Un pivot stratégique pour la manufacture locale

Terra Industries, fondée en 2024, s’était initialement concentrée sur les applications civiles et la surveillance des infrastructures critiques avant de réorienter ses efforts vers la défense militaire. Cette transition traduit un accord signé avec DICON en février 2026, formalisant une joint-venture visant à localiser la production de systèmes de défense avancés sur le territoire nigérian et à réduire la dépendance aux importations étrangères.

La start-up protège actuellement des actifs d’une valeur estimée à 11 milliards de dollars, notamment des centrales hydroélectriques et des sites miniers, grâce à ses drones de surveillance et ses tours de surveillance autonomes. L’armée espère intégrer progressivement ces nouveaux systèmes de déminage dans les opérations de terrain, particulièrement dans les zones du nord-est où la présence d’EEI demeure un obstacle aux opérations de sécurité.

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