La Mission d’observation électorale de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), déployée au Bénin pour la présidentielle du 12 avril 2026, a rendu sa déclaration préliminaire ce 14 avril à Cotonou. Conduite par l’ancien président ghanéen Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, elle conclut à un scrutin globalement calme et bien administré, tout en relevant des dysfonctionnements ponctuels.
Selon la Commission de la CEDEAO, le vote s’est déroulé dans un climat apaisé sur l’ensemble du territoire, avec une présence sécuritaire jugée non intrusive. Sur les 55 postes de vote observés à l’ouverture, 85 % ont démarré à l’heure, malgré quelques retards liés à des contraintes logistiques ou à l’absence ponctuelle d’agents électoraux.
Le scrutin s’est tenu dans un cadre institutionnel renouvelé, marqué par l’entrée en vigueur de la loi constitutionnelle du 17 décembre 2025 instaurant notamment le ticket président-vice-président et le mandat de sept ans renouvelable une seule fois. La Commission électorale nationale autonome (CENA), chargée de l’organisation, a supervisé un corps électoral de 7 897 287 inscrits répartis dans plus de 17 000 postes de vote, y compris dans la diaspora.
La mission indique que la majorité des bureaux visités garantissaient le secret du vote et permettaient une participation inclusive, avec assistance aux personnes à besoins spécifiques et acceptation des pièces d’identité valides dans 99 % des cas.
Irrégularités signalées sans remise en cause globale
Les observateurs de la CEDEAO mentionnent plusieurs anomalies relevées sur le terrain. Des cas isolés d’ouverture anticipée de bureaux, parfois avant 6 heures, ont été constatés dans certaines localités comme Sèmè-Kpodji et Avrankou. D’autres insuffisances concernent la gestion des files d’attente, la vérification des listes électorales ou encore la mise à disposition tardive du matériel.
Au cours du vote, la mission rapporte également des situations ponctuelles de bourrage d’urnes, de tentatives d’achat de conscience et d’intimidation d’agents électoraux. Ces incidents, bien que signalés, n’ont pas, selon la mission, affecté de manière significative la régularité globale du scrutin.
Le dépouillement s’est déroulé dans le calme, en présence des représentants des candidats et des observateurs. Quelques incohérences dans le décompte des voix et un nombre élevé de bulletins nuls dans certains postes ont toutefois été notés.
Faible mobilisation et enjeu de légitimité
La CEDEAO souligne une mobilisation électorale jugée « relativement acceptable », dans un contexte marqué par une offre politique limitée à deux binômes candidats. Cette configuration, associée à une campagne peu animée et inégalement visible entre les camps, a pu influencer la participation.
La mission rappelle que l’un des enjeux majeurs du scrutin réside dans la légitimité du président élu, directement liée au taux de participation. Elle note également que, malgré la présence de plusieurs partis sur la scène politique, le Parlement issu des législatives de janvier 2026 reste dominé par la majorité présidentielle. Par ailleurs, la situation sécuritaire dans le nord du pays, notamment dans les zones frontalières avec le Burkina Faso et le Niger, demeure une préoccupation, même si elle n’a pas empêché la tenue du vote.
Recommandations et prochaines étapes
La mission recommande un renforcement de la formation des agents électoraux afin d’assurer une meilleure application des procédures, ainsi qu’une amélioration du dispositif logistique. Elle appelle également à préciser les délais de proclamation des résultats provisoires dans le cadre légal, un point jugé nécessaire pour renforcer la transparence. La CEDEAO encourage en outre les autorités béninoises à poursuivre l’actualisation du fichier électoral et à intensifier les actions de sensibilisation civique pour accroître la participation.




Sonagnon même la CEDEAO vient de vous clouer le bec ou la gueule…il faut rentrer en vous même et si votre esprit est encore fonctionnel il vous dira yido yido yido
Vous parlez de quelle CEDEAO???
Celle qui n’est pas en mesure de faire appliquer ses propres protocoles ?
Vous savez pourquoi les pays de l’ AES sont partis ? Parce que cette CEDEAO protège les coups D’ÉTAT institutionnels et refuse les coups D’ÉTAT militaires. Où est donc la crédibilité de cette institution ???
Le pluralisme politique est interrompu au Bénin, la CEDEAO devrait taper du poing sur la table et suspendre le Bénin. L’ a t t’elle fait? Non, donc cette institution n’a plus aucune crédibilité.
Nous venons d’assister à une mascarade électorale. Aucun démocrate digne du nom ne peut me démontrer que les élections faites au Bénin respectent les normes élémentaires de la démocratie.
Wadagni sera un président illégitime. Il a obtenu sa nomination du Tyran Talon. Excusez moi d’appeler un chat un chat.