Sénégal : La DAF relance les cartes d’identité et rassure sur la sécurité des données

La Direction de l’Automatisation des Fichiers (DAF), placée sous l’autorité du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, a annoncé la reprise de la production des cartes nationales d’identité à compter du 1er avril 2026 au Sénégal. Le directeur Ibrahima Dieng, commissaire de police principal, a signé un communiqué officiel en ce sens le 7 avril 2026.

L’arrêt du service remonte à début février. Un communiqué publié le 5 février 2026 avait révélé un incident technique ayant paralysé le système d’émission des titres d’identité, sans en préciser la nature exacte. La DAF avait alors annoncé l’ouverture d’une enquête interne pour en déterminer les causes, tout en assurant que les données personnelles des citoyens n’avaient pas été compromises.

Des enrôlements progressifs avant une extension nationale

La reprise ne concerne pas encore l’ensemble du réseau. Les opérations d’enrôlement ont débuté dans plusieurs centres pilotes, selon un déploiement progressif prévu pour s’étendre à l’ensemble du territoire national ainsi qu’aux représentations consulaires à l’étranger. Aucun calendrier précis n’a été communiqué pour cette généralisation.

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La carte nationale d’identité sénégalaise est un document biométrique dont la validité est fixée à dix ans pour les personnes majeures. Son émission relève exclusivement de la DAF, structure centralisée créée pour gérer l’automatisation des fichiers de l’état civil et des titres sécurisés.

Des interrogations persistantes autour de la sécurité des données

La reprise du service intervient dans un contexte de défiance numérique. Une plateforme active sur le dark web avait affirmé avoir exfiltré un volume important de données présentées comme émanant de systèmes publics sénégalais — une allégation que la DAF n’a ni confirmée ni commentée directement dans son communiqué du 7 avril.

L’institution se limite à réaffirmer que « l’intégrité des données personnelles des Sénégalais est strictement préservée », sans apporter de précisions techniques sur les mesures de sécurisation mises en place à l’issue de l’incident de février.

La prochaine étape annoncée reste le déploiement des centres d’enrôlement à l’échelle nationale, dont l’effectivité conditionnera le retour à un service pleinement opérationnel pour l’ensemble des demandeurs.

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