Le Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) a publié un communiqué officiel le 3 avril 2026, après l’arrestation d’un médecin de l’institution soupçonné de transmission volontaire du VIH, affirmant que la fiabilité du système transfusionnel national n’est pas compromise.
Le Dr M. Guèye, interpellé à l’Aéroport international Blaise Diagne alors qu’il tentait de mettre fin à ses jours au moment de son arrestation, a repris connaissance après une hospitalisation en réanimation, selon Senenews. Il a ensuite été conduit dans les locaux de la Brigade de recherches de Keur Massar pour la suite de la procédure judiciaire.
Un dispositif de contrôle indépendant des individus
Face aux inquiétudes suscitées par l’affaire, le CNTS a tenu à préciser que chaque poche de sang collectée est soumise à des tests systématiques couvrant le VIH, les hépatites B et C ainsi que la syphilis. Le système informatique de gestion des stocks rejette automatiquement toute unité réactive à un agent infectieux, sans possibilité de contournement manuel : aucune poche ne peut être étiquetée conforme ni distribuée sans validation électronique du contrôle qualité. L’institution dispose par ailleurs d’un système de traçabilité couvrant l’ensemble du circuit, du donneur jusqu’au receveur.
Le CNTS a insisté sur le fait que ces protocoles « reposent sur des standards rigoureux, indépendants des individus », écartant tout lien entre la mise en cause personnelle du médecin et la sécurité collective des produits sanguins.
Une enquête d’ampleur nationale
L’arrestation du Dr Guèye s’inscrit dans une procédure ouverte depuis les premières interpellations des 4, 5 et 6 février 2026. À ce jour, une cinquantaine de personnes ont été appréhendées dans plusieurs villes du pays, dont Dakar, Thiès, Saint-Louis, Saly et Nioro. Parmi elles figurent l’animateur de télévision Pape Cheikh Diallo et l’artiste Djiby Dramé. Le Premier ministre Ousmane Sonko avait, dans ce cadre, alerté sur les risques liés à la divulgation publique du statut sérologique des personnes mises en cause.
Le CNTS a appelé les populations à ne pas laisser la circulation d’informations non vérifiées fragiliser la confiance dans le don de sang, qu’il qualifie d’acte essentiel au fonctionnement du système de santé. La suite de la procédure judiciaire visant le Dr Guèye est désormais entre les mains de la Brigade de recherches de Keur Massar.


