USA : Trump veut briguer la présidence du Venezuela et "apprendre l'espagnol rapidement"

Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche vouloir se porter candidat à la présidence du Venezuela à l’issue de son mandat, affirmant qu’il lui suffirait d’apprendre rapidement l’espagnol pour y parvenir. La déclaration a été faite lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche, en marge des opérations militaires américaines contre l’Iran.

Une sortie improvisée sur fond de conférence de presse

Interrogé sur la situation au Venezuela, Trump a enchaîné sur ses ambitions personnelles : « Quand j’en aurai fini avec tout ça [NDLR : la guerre en Iran], je pourrai aller au Venezuela. J’apprendrai rapidement l’espagnol — ça ne prendra pas longtemps, je suis doué pour les langues. Je vais me présenter à la présidence. » Le président américain a également affirmé disposer de cotes de popularité record dans ce pays, sans fournir de données à l’appui. La déclaration intervient plusieurs mois après la capture par des forces spéciales américaines du président vénézuélien Nicolás Maduro, en janvier 2026, après laquelle Trump avait annoncé que les États-Unis allaient « administrer le pays » jusqu’à une transition qu’il a lui-même qualifiée de nécessaire.

Blague ou intention réelle ?

Fox News a qualifié la déclaration de plaisanterie, et la Maison-Blanche n’a fourni aucune précision officielle. Mais Trump a tenu ces propos sans sourire apparent, dans le prolongement direct d’une série d’affirmations sur son influence mondiale. L’organisation d’une nouvelle présidence figure par ailleurs à l’agenda de Washington pour le Venezuela, sans qu’un calendrier électoral ait été annoncé. Si Trump envisageait sérieusement une présence politique dans ce pays après janvier 2029, la déclaration prendrait une tout autre dimension.

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Une conférence de presse marquée par plusieurs déclarations inhabituelles

La sortie sur le Venezuela s’est produite lors d’une intervention présidentielle déjà dense, au cours de laquelle Trump a notamment affirmé avoir « mis fin à huit guerres », estimé que le prix Nobel de la paix aurait dû lui être attribué, et indiqué que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un lui aurait tenu des propos désobligeants sur l’ancien président Joe Biden.

Le statut politique du Venezuela reste suspendu à la transition en cours, dont Washington n’a pas fixé de calendrier public à ce stade.

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