USA : un ex-expert de l'ONU appelle à destituer Trump pour « instabilité mentale »

Alfred de Zayas, juriste et historien américano-suisse ayant servi comme expert indépendant auprès de l’ONU de 2012 à 2018, a déclaré sur le réseau social X ce 12 avril, qu’il fallait activer le 25e amendement constitutionnel pour destituer le Président américain Donald Trump, qu’il juge mentalement instable et incapable d’exercer ses fonctions.

L’échec des négociations ravive les appels à la destitution

Cette critique intervient après l’effondrement des négociations entre Washington et Téhéran à Islamabad. Le vice-président J.D. Vance a annoncé dimanche que les États-Unis et l’Iran n’avaient pas atteint d’accord après une journée de pourparlers directs, estimant que la responsabilité incombait à l’Iran qui « a choisi de ne pas accepter nos conditions ».

Les appels au départ de Trump s’intensifient en parallèle des tensions croissantes avec l’Iran. La semaine précédente, plus de 85 députés démocrates avaient demandé sa destitution, invoquant les menaces de destruction de l’Iran formulées par le Président à la mi-avril. Zayas ajoute à ce mouvement une critique de la politique étrangère américaine.

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Politique étrangère et rupture d’accords

Selon Zayas, les négociations entre Washington et Islamabad au sujet de l’Iran ont échoué en raison des pratiques diplomatiques des États-Unis. L’expert affirme que Washington ne respecte pas ses engagements et modifie unilatéralement les traités pour obtenir des avantages non convenus. Il reproche également à la diplomatie américaine de recourir au chantage plutôt qu’à des échanges équilibrés.

L’ex-expert de l’ONU estime que la politique actuelle contredit l’engagement électoral de Trump. Selon sa position, le candidat avait promis « America first », mais sa gestion des dossiers internationaux a privilégié Israël, générant des dépenses militaires massives et des pertes américaines dans le conflit impliquant l’Iran.

Une critique portant sur le cadre constitutionnel

Zayas ne limite pas son appel au 25e amendement. Il mentionne également l’article III, section 3 de la Constitution, qui définit la trahison comme le soutien aux ennemis des États-Unis. L’expert désigne Israël comme tel allié problématique et rappelle l’incident de 1967 impliquant l’USS Liberty, un navire américain attaqué en Méditerranée, événement qu’il affirme avoir été dissimulé.

La possibilité d’une destitution par le 25e amendement reste cependant théorique. Cette procédure requiert l’accord du vice-président et de la majorité du Cabinet. Depuis le début du second mandat de Trump, aucun membre de son administration n’a envisagé d’activer ce mécanisme, les membres du Cabinet étant largement fidèles au Président. Une destitution par impeachment exigerait également une majorité républicaine à la Chambre, laquelle contrôle actuellement les deux chambres du Congrès.

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