Corée du Nord : le nouveau test militaire de Kim Jong Un en mer Jaune surveillé par ses voisins

L’armée nord-coréenne a procédé mardi 26 mai 2026 au tir de plusieurs projectiles en mer Jaune, depuis la ville de Chongju. Parmi eux, un missile balistique de courte portée et des missiles de croisière tactique, selon l’état-major interarmées sud-coréen, qui a détecté les lancements vers 13h00 heure locale.

L’agence officielle nord-coréenne KCNA a confirmé le lendemain que le dirigeant Kim Jong Un avait personnellement supervisé ces essais, présentés comme la démonstration d’un nouveau système lance-missile polyvalent léger. Les engins auraient parcouru environ 80 kilomètres avant de tomber en mer. Le test aurait également permis d’évaluer la fiabilité d’un obus d’artillerie guidé de 240 mm équipé d’un système de navigation autonome, toujours selon KCNA — des affirmations que ni Séoul ni aucune autorité indépendante n’a pu vérifier.

Le huitième tir de l’année, le premier depuis 37 jours

Ces tirs marquent une reprise de l’activité balistique nord-coréenne après 37 jours d’interruption. Il s’agit du huitième essai enregistré depuis janvier 2026. La Corée du Sud, les États-Unis et le Japon ont indiqué maintenir un état de préparation maximal et procéder à un partage étroit de renseignements, selon l’état-major sud-coréen.

Kim Jong Un a qualifié ces systèmes de «signe clair de l’amélioration de notre force militaire», selon KCNA.

Une fenêtre diplomatique en arrière-plan

Ces tirs interviennent alors que l’agence sud-coréenne Yonhap rapporte, citant des sources gouvernementales non précisées, qu’une visite du président chinois Xi Jinping à Pyongyang serait envisagée dans les prochains jours. Pékinest le principal partenaire économique et politique de la Corée du Nord, même si Pyongyang a sensiblement renforcé ses liens avec Moscou depuis le début de la guerre en Ukraine.

La résolution 1718 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée en 2006 et renforcée par plusieurs textes ultérieurs, interdit à la Corée du Nord tout essai de missiles balistiques. Pyongyang rejette systématiquement ces résolutions comme illégitimes.

Aucune réaction officielle de Washington ni de Tokyo n’avait été rendue publique au moment de la publication de cet article.

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