Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a publié dimanche 10 mai 2026 sur le réseau X un avertissement adressé à la France et au Royaume-Uni : tout déploiement de leurs forces navales dans le détroit d’Ormuz entraînerait une réponse militaire iranienne « décisive et immédiate ». Paris et Londres avaient annoncé leur intention d’envoyer des bâtiments de guerre dans la zone pour contribuer à la sécurisation du passage.
Gharibabadi a rappelé la position de Téhéran : la République islamique considère être la seule autorité légitime à garantir la sécurité dans ce détroit, que ce soit en période de conflit ou en temps de paix. L’avertissement iranien survient alors que le porte-avions français Charles de Gaulle est déployé en mer Rouge, une présence militaire que Téhéran interprète comme une posture hostile à ses frontières maritimes.
Macron précise la position française depuis Nairobi
Interpellé lors d’une conférence de presse au Kenya, Emmanuel Macron a exclu tout déploiement unilatéral français dans le détroit. Le président français a indiqué que Paris n’avait jamais envisagé d’y envoyer des navires sans coordination préalable avec les autorités iraniennes. La France dit se tenir prête à participer à une mission de sécurisation maritime, à condition qu’elle soit conduite conjointement et dans le respect de la souveraineté iranienne sur ses eaux. Macron a également réaffirmé l’opposition de Paris à tout blocus, quelle qu’en soit l’origine.
Une coalition de quarante pays attendue mardi
La France et le Royaume-Uni pilotent la formation d’une coalition internationale destinée à rouvrir et sécuriser le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % des exportations mondiales de pétrole. Ce projet reste conditionné à la conclusion d’un accord de paix entre Washington et Téhéran, dont les négociations se poursuivent par l’intermédiaire du Pakistan. L’Iran a transmis dimanche sa réponse à la dernière proposition américaine, selon l’agence de presse iranienne Isna, sans en préciser le contenu.
Les ministres de la Défense français et britannique coprésident mardi 13 mai une réunion en visioconférence avec une quarantaine de pays partenaires pour définir les contributions militaires respectives à cette mission. Les marchés pétroliers ont réagi à la montée des tensions : le baril de Brent dépassait 104 dollars à l’ouverture des marchés asiatiques ce lundi.




Si le Charles de Gaulle est coulé suite à une décision stupide de Micron, ça risque de pas mal gloser.