Face à Ebola, Washington fixe une règle : le virus s'arrête aux frontières américaines

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a affirmé ce jeudi 21 mai que la priorité absolue des États-Unis face à l’épidémie de virus Ebola Bundibugyo, active en République démocratique du Congo, était d’empêcher toute entrée du pathogène sur le territoire américain. La déclaration a été faite lors d’un entretien avec la chaîne C-SPAN, depuis Miami.

Des mesures de contrôle déjà actives

Avant même cette prise de parole publique, Washington avait commencé à agir. Le 18 mai, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) et le Department of Homeland Security (DHS) ont conjointement mis en place des contrôles renforcés aux points d’entrée du territoire américain, assortis de restrictions de voyage ciblées. Un vol initialement prévu à destination de Detroit a été dérouté dans ce cadre.

Selon le CDC, l’épidémie en cours est causée par le virus Bundibugyo, l’une des quatre souches reconnues du genre Orthoebolavirus. Au 20 mai, onze zones de santé de la province de l’Ituri et de celle du Nord-Kivu étaient touchées. Le foyer initial a été identifié début mai à Bunia, après qu’un cluster de cas graves a été détecté parmi des personnels soignants. Sur treize échantillons prélevés et testés au 15 mai, huit sont revenus positifs.

50 cliniques financées, aucun malade rapatrié

Rubio a parallèlement annoncé que Washington financerait jusqu’à cinquante unités de traitement Ebola dans la zone épidémique. Cette décision accompagne une enveloppe d’environ 13 millions de dollars déjà engagée par les États-Unis pour soutenir la réponse sur place.

La Maison-Blanche aurait également décidé qu’aucun patient infecté ne serait transféré vers le sol américain, selon des informations rapportées par le Washington Post citant des sources anonymes. Un porte-parole de l’exécutif américain a démenti ces affirmations.

L’Organisation mondiale de la santé, dont Washington s’est retiré sous l’administration Trump, a de son côté défendu mercredi la qualité de sa réponse, après que Rubio l’avait qualifiée de tardive deux jours plus tôt.

Le CDC n’a pas communiqué de calendrier précis pour une levée des restrictions aux frontières. Les mesures de surveillance restent en vigueur jusqu’à nouvel ordre.

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