Face au refus iranien, Trump n'écarte plus une reprise des bombardements

Rentré de Chine vendredi 16 mai sans avancée diplomatique, Donald Trump se retrouve face à une décision militaire majeure : relancer les frappes contre l’Iran ou maintenir un cessez-le-feu que ses propres collaborateurs décrivent comme moribond.

Le Pentagone avec des plans sur la table

Les conseillers de Trump auraient finalisé plusieurs scénarios de retour aux opérations militaires contre l’Iran, selon le New York Times. Ces options seraient prêtes à être soumises au président si celui-ci juge que la voie diplomatique est définitivement épuisée. Sur Truth Social, Trump a publié depuis Pékin un message laconique sur sa campagne militaire : « to be continued ». Aucun ordre de frappe n’a été officiellement émis à ce stade.

Au sein de l’administration, les positions divergent. Des responsables du Pentagone plaideraient pour des frappes ciblées supplémentaires, tandis que d’autres conseillers privilégient la poursuite des pressions économiques via le blocus naval des ports iraniens, en vigueur depuis le 13 avril.

Téhéran campe sur ses positions

Les négociations, menées par le Pakistan comme intermédiaire, butent sur deux points irréconciliables : Washingtonexige l’arrêt total de l’enrichissement d’uranium pendant au moins douze ans et la remise du stock iranien estimé à 440 kg enrichi à 60 % ; Téhéran refuse de placer le dossier nucléaire au cœur des pourparlers immédiats et conditionne tout accord à la levée du blocus et à la fin des frappes israéliennes au Liban. Trump a qualifié la dernière contre-proposition iranienne d’« inacceptable ».

Le détroit d’Ormuz, fermé de facto au trafic commercial depuis février, demeure le principal levier de pression iranien. Sa fermeture prolongée pèse sur les prix mondiaux de l’énergie et érode la cote de popularité de Trump sur les questions économiques.

Un cessez-le-feu sous tension maximale

Conclu le 8 avril sous médiation pakistanaise, le cessez-le-feu a été violé à plusieurs reprises par les deux parties. Des échanges de tirs ont eu lieu dans le détroit d’Ormuz la semaine du 7 mai, sans que Washington ni Téhéran ne prononcent formellement sa rupture. La Maison Blanche a indiqué que le président « préfère toujours la diplomatie », tout en précisant que « toutes les options restent sur la table ».

Des représentants de pays tiers chercheraient activement un compromis permettant la réouverture du détroit, condition sine qua non posée par Trump pour envisager une désescalade.

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