Nigeria : l'armée révèle les détails de l'élimination du terroriste Bilal Al-Minuki

Le quartier général de la Défense nigériane a apporté les premières précisions officielles sur la mort d’Abu Bilal Al-Minuki, commandant de l’État islamique dans le bassin du lac Tchad, neutralisé dans la nuit du 15 au 16 mai 2026 lors d’une opération aéroterrestre conjointe menée à Metele, dans l’État de Borno, au nord-est du Nigeria.

Donald Trump avait annoncé l’opération sur Truth Social, affirmant avoir agi « sur ses instructions » pour éliminer « le terroriste le plus actif au monde ». Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth avait salué l’opération sur X, soulignant que les forces avaient « traqué pendant des mois ce haut dirigeant de l’État islamique ». Le président nigérian Bola Tinubu avait confirmé la mort du commandant ainsi que celle de plusieurs de ses lieutenants

Une opération conjointe de trois heures

Selon le major-général Michael Onoja, l’attaque aérienne et terrestre a ciblé deux petites îles du lac Tchad où se tenait un complexe du groupe terroriste. Une vingtaine de commandos d’opérations spéciales, composés de militaires nigérians et américains dont des membres de la SEAL Team 6 de la Marine, ont engagé environ 30 combattants. Le major-général Onoja a déclaré que le combat s’est prolongé pendant plus de trois heures et que « nous sommes heureux d’affirmer que, grâce au professionnalisme de nos troupes, il n’y a eu aucune perte de vies de notre côté ». Les forces spéciales ont sécurisé le périmètre et bloqué les axes d’évacuation avant de lancer l’assaut coordonné.

Une identité longtemps dissimulée

Al-Minuki n’a pas survécu à cette frappe car il a refusé de se rendre. Selon le major-général Onoja, les rapports d’une mort en 2024 reposaient sur une erreur d’identification : l’homme neutralisé à cette époque n’était pas le véritable chef terroriste. Cette confusion s’explique par l’utilisation de plusieurs pseudonymes qui ont permis au commandant d’échapper à la détection pendant des années. Les dossiers de sécurité le reliaient à des agences de surveillance des Nations unies, des États-Unis, de l’Union européenne et du Nigeria.

Préparation et soutien logistique

Plusieurs mois de collecte de renseignements ont précédé l’opération finale, lancée après confirmation par les commandants d’informations crédibles sur la localisation d’Al-Minuki. Concernant la participation étrangère, Onoja a affirmé qu’aucun soldat étranger n’avait combattu sur le terrain. Les États-Unis ont fourni du renseignement, de la surveillance, un soutien de reconnaissance et d’autres moyens de facilitation opérationnelle.

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