L’Égypte, la Côte d’Ivoire, le Kenya, le Ghana et l’Angola occupent les cinq premières places du classement africain des pays les plus endettés auprès du Fonds monétaire international (FMI) en juin 2026. Les données officielles de l’institution financière montrent que ces États totalisent chacun plusieurs milliards de droits de tirage spéciaux (DTS) de crédits en cours, reflet de leur recours important aux mécanismes de financement du Fonds.
Selon les statistiques du FMI relatives aux crédits en cours, l’Égypte demeure le principal débiteur africain de l’institution avec un encours de plus de 7,2 milliards de DTS. Elle devance la Côte d’Ivoire, le Kenya, le Ghana et l’Angola.
Des besoins de financement qui restent élevés
Le recours aux financements du FMI est devenu un levier important pour plusieurs économies africaines confrontées à des contraintes budgétaires, à la hausse du coût du service de la dette et aux conséquences durables des chocs économiques mondiaux.
Ces dernières années, plusieurs pays du continent ont renforcé leur coopération avec l’institution de Bretton Woods afin de soutenir leurs réserves de change, financer leurs programmes de réformes ou préserver leur stabilité macroéconomique. L’Égypte, le Ghana et le Kenya figurent notamment parmi les principaux bénéficiaires de programmes d’assistance financière du Fonds.
Si ces financements permettent aux États concernés de faire face à des besoins immédiats, ils s’accompagnent généralement d’engagements portant sur les finances publiques, la gestion budgétaire ou certaines réformes économiques.
Les défis liés à l’endettement envers le FMI
Un niveau élevé d’endettement auprès du FMI réduit la marge de manœuvre budgétaire des États lorsque les remboursements deviennent plus importants. Les programmes soutenus par l’institution prévoient fréquemment des ajustements budgétaires pouvant inclure une rationalisation des dépenses publiques ou des réformes fiscales.
Ces mesures peuvent limiter temporairement la capacité des gouvernements à accroître les investissements dans certains secteurs comme la santé, l’éducation ou les infrastructures. Les autorités concernées cherchent alors à concilier les objectifs de redressement financier avec les besoins de développement économique et social.
Transparence de la dette et gestion des finances publiques
Les questions de transparence et de soutenabilité de la dette continuent également de susciter l’attention des bailleurs internationaux. Au Sénégal, les autorités ont récemment procédé à une réévaluation de plusieurs indicateurs financiers hérités de la précédente administration. Au Mozambique, les conséquences de l’affaire dite de la « dette cachée » continuent d’alimenter les débats sur la gouvernance des finances publiques et le contrôle de l’endettement souverain.
Le FMI poursuit pour sa part le suivi des programmes en cours sur le continent, tandis que plusieurs pays africains restent engagés dans des réformes destinées à renforcer leurs finances publiques et à préserver leur accès aux financements internationaux.
Top 5 des pays africains les plus endettés auprès du FMI en juin 2026
- Égypte : 7 245 182 524 DTS
- Côte d’Ivoire : 3 563 003 944 DTS
- Kenya : 2 873 418 234 DTS
- Ghana : 2 727 468 500 DTS
- Angola : 2 303 708 345 DTS



