Le 22 juin 2026, l’Australie et le Canada ont officialisé un accord majeur dans le domaine de la défense. Depuis Canberra et Ottawa, les deux gouvernements ont annoncé via conférences de presse et documents officiels la vente d’un système de radar trans-horizon australien au Canada. Le montant de la transaction est estimé à environ 2 milliards de dollars canadiens. La signature de ce contrat a été présentée comme le franchissement d’une étape industrielle importante, alors que le système, développé par BAE Systems Australia, n’avait encore jamais été exporté à l’international.
La signature de cet accord intervient alors qu’Ottawa cherche à réduire sa dépendance à l’industrie de défense américaine. Selon une stratégie publiée récemment, le Canada souhaite diversifier ses fournisseurs, alors qu’environ 70% de ses achats militaires proviennent encore des États-Unis un partenaire avec lequel le Canada semble avoir de plus en plus de mal à travailler.
Un repositionnement dans les alliances militaires
Cette vente intervient dans un contexte plus large de recomposition des alliances de défense occidentales. Le Canada a récemment réaffirmé son objectif d’accroître sa souveraineté industrielle militaire, tout en poursuivant sa coopération avec ses alliés traditionnels. De son côté, l’Australie continue de renforcer ses partenariats dans l’Indo-Pacifique, notamment dans le cadre de coopérations trilatérales déjà existantes.
Un système de surveillance à très longue portée
Le radar vendu par l’Australie est présenté comme un dispositif de détection avancée. Il serait capable de surveiller de vastes zones à plusieurs milliers de kilomètres. Il est destiné à renforcer la surveillance de l’Arctique côté canadien, une région considérée comme stratégique en raison de ses routes maritimes et de ses enjeux sécuritaires.
Les autorités australiennes le décrivent comme un outil central de leur dispositif de défense aérienne et maritime dans le nord du pays. Ce système permet d’identifier des menaces aériennes ou navales à grande distance et donc, l’anticipation. Des alertes précoces permettent de réagir plus vite. Les premières livraisons sont attendues dès juillet, avec une montée en puissance progressive du programme.



