Au moins 35 personnes ont été tuées jeudi 18 juin lors d’une attaque contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, selon un bilan provisoire communiqué par le ministère nigérien de la Défense. Les autorités affirment avoir repris le contrôle total du site et maintiennent l’ouverture de la principale plateforme aéroportuaire du pays au trafic aérien.
L’attaque s’est produite dans la matinée à Niamey, la capitale du Niger. Dans un communiqué lu à la télévision nationale, le ministère nigérien de la Défense a annoncé la mort de 11 membres des forces de défense et de sécurité, de deux civils et de 22 assaillants.
Quatre personnes ont également été blessées, tandis qu’une vingtaine de suspects ont été arrêtés, selon le même communiqué. Le ministère a qualifié les faits de « tentative d’incursion » et assuré que les forces de sécurité poursuivaient leurs opérations sur le terrain.
Une opération militaire toujours en cours
Les autorités nigériennes indiquent qu’une intervention de grande ampleur a été engagée à la suite de l’attaque. Le ministère de la Défense précise que les recherches se poursuivent afin d’identifier d’éventuels complices et de sécuriser l’ensemble du périmètre concerné.
Malgré les affrontements, l’aéroport international Diori Hamani demeure opérationnel. Le gouvernement affirme que les installations sont sécurisées et que les vols continuent d’être assurés.
L’aéroport de Niamey constitue une infrastructure stratégique pour le Niger. Outre le trafic civil, le site accueille des installations militaires et joue un rôle important dans les opérations de sécurité menées par les autorités.
Un site déjà visé en janvier
Cette attaque intervient moins de cinq mois après un précédent assaut contre le même complexe aéroportuaire. En janvier 2026, des hommes armés avaient ciblé la base aérienne située dans l’enceinte de l’aéroport Diori Hamani.
À l’époque, les autorités nigériennes avaient annoncé avoir repoussé l’attaque et neutralisé plusieurs assaillants. L’organisation État islamique avait ensuite revendiqué cette opération, selon plusieurs médias internationaux.
La nouvelle attaque représente l’un des incidents sécuritaires les plus graves enregistrés cette année dans la capitale nigérienne. Les autorités n’ont pas encore communiqué d’éléments sur l’identité des auteurs de l’assaut de jeudi.
Le ministère nigérien de la Défense a indiqué qu’une vaste opération militaire restait en cours au moment de sa dernière communication et que le bilan demeurait provisoire.
